Human Rights Watch appelle les Etats à mettre en place les mesures visant à accélérer le progrès vers l’égalité entre les sexes

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch appelle les gouvernements à honorer leurs engagements en matière de droits des femmes. D’après elle, les Etats devraient prévoir des actions concertées et allouer des ressources à la prévention des violences fondées sur l’appartenance et à l’élimination des discriminations.

Human Rights Watch note que la commémoration, cette année, de la journée internationale des femmes coïncide avec le 25e anniversaire de la déclaration et programme d’action de Beijing, ce document historique établissant un programme progressiste en termes de droits des femmes. Elle s’indigne également contre la persistance les discriminations et violences qui ternissent le progrès réalisé en matière de droits des femmes.

« Depuis 25 ans, un activisme motivant et structurant sur les droits des femmes a permis de réaliser des avancées très importantes, mais des discriminations profondément enracinées, des violences basées sur l’identité sexuelle et la négligence de ces problèmes empêchent de nombreuses femmes et filles dans le monde de jouir pleinement de leurs droits », a fait savoir Nisha Varia, directrice du plaidoyer auprès de la division Droits des femmes à Human Rights Watch.

Par ailleurs, elle appelle les communautés à la lutte contre les discriminations basées sur le genre et l’identité culturelle. « Nous devons donner une priorité aux femmes et aux filles qui ont été marginalisées sur la base de facteurs tels que le handicap, l’âge, l’appartenance raciale ou ethnique, la caste, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, ainsi que le statut d’autochtone ou de migrant », a-t-elle-ajouté. Human Rights Watch s’inquiète également du taux élevé de filles qui n’ont pas accès à l’éducation dans le monde et particulièrement dans certains pays en Afrique.

« Des recherches effectuées par Human Rights Watch au Malawi, au Soudan du Sud, au Népal et au Bangladesh font ressortir le bilan mitigé des gouvernements en matière de lutte contre le mariage précoce, qui expose les filles à un risque accru de violences et à des problèmes de santé posés par les grossesses précoces(…). 260 millions d’enfants à travers le monde n’étaient pas scolarisés en 2019, phénomène qui affecte tout particulièrement les filles à cause du harcèlement et des violences sexuelles. Human Rights Watch a constaté qu’en Tanzanie, en Guinée Equatoriale et en Sierra Leone, des écoles avaient renvoyé des dizaines de milliers de filles qui s’étaient mariées ou étaient devenues enceintes », peut-on lire sur le site de cette organisation de défense des droits de l’Homme.