Hommage à Mandela : le « faux interprète », un « imposteur » accusé de « meurtre »

Selon le site d’informations sud-africain Enca.com, outre le fait qu’il souffre de schizophrénie, « l’imposteur » a déjà été accusé de nombreux crimes et délits ces vingt dernières années.

Thamsanqa Jantjie, l’homme qui s’est fait passer pour un traducteur en langue des signes lors de la cérémonie d’hommage à l’ancien Président Nelson Mandela de mardi, n’est pas qu’un imposteur. Il aurait déjà été accusé de nombreux crimes et délits ces vingt dernières années.

Selon le site d’informations sud-africain Enca.com, « l’imposteur » a un « CV » délictuel assez chargé : viol (1994), vol (1995), cambriolage (1997), dommage par acte de malveillance (1998) et enfin, meurtre et tentative de meurtre en 2003. Toujours selon le site, Thamsanqa Jantjie a échappé à de nombreuses condamnations, car il était jugé irresponsable en raison de sa maladie. « Acquitté dans l’affaire de viol, il a cependant été condamné à trois ans de prison pour vol », écrit Enca.com.

« La rédaction a pu établir ces faits en moins de 48 heures, ce qui pose de sérieuses questions quant aux dispositifs de sécurité pendant la cérémonie et sur les raisons pour lesquelles le gouvernement s’est montré incapable de retracer le passé de Thamsanqa Jantjie », indigne Enca.com, surtout que sur l’estrade, « l’imposteur » a approché les grands de ce monde et les personnalités politiques d’Afrique du Sud.

Ce vendredi, le gouvernement sud-africain a présenté des excuses formelles à la communauté des malentendants pour la piètre traduction en langue des signes de tous les intervenants, lors de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela.