Hollande au Mali : « Des intérêts géostratégiques se jouent »

François Hollande doit se rendre samedi sur le terrain des opérations au Mali. A Bamako, le président français a prévu de rencontrer le président malien de la transition, Dioncounda Traoré. L’occupant actuel de l’Elysée sera accompagné de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du Continent explique à Afrik.com les enjeux de ce déplacement éminemment stratégique.

Un voyage hautement stratégique. François Hollande va se rendre sur le terrain des opérations au Mali. Il arrivera samedi matin à Bamako pour y rencontrer le président malien de la transition, Dioncounda Traoré. Le président français sera accompagné de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Pourquoi François Hollande se rend au Mali ? Il ne l’a pas fait avant, c’est quoi le but et l’enjeu de ce déplacement ? « C’est une nouvelle analyse de la part de François Hollande. Il se rend au Mali car il y a des intérêts géostratégiques qui se jouent maintenant. C’est-à-dire que cette Françafrique qui se veut vertueuse a pris conscience de sa puissance militaire », explique à Afrik.com, Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du Continent.

Partage de gisements ?

Les Maliens saluent unanimement l’intervention de l’armée française au Mali. Un engouement qui a pris de l’ampleur suite à la libération des trois villes administratives du Nord-Mali, qui sont Gao, Tombouctou et Kidal.

Selon LeTelegramme.com, un ministre malien souhaiterait même que le Mali partage ses gisements avec la France : « Il serait bon de signer un accord de défense permanent avec la France. En lui confiant la base de Tessalit, très prisée car elle permet de rayonner sur l’ensemble du Sahel, cette position permettrait de sécuriser et de rassurer tout le nord Mali, y compris les touaregs et les arabes qui craignent des représailles. Nous pourrions également proposer aux entreprises françaises de s’y implanter. La région est riche en gaz, en pétrole. Il y a aussi de l’uranium ».

Le président français sera accueilli samedi à l’aéroport de Sévaré par le président malien par intérim Dioncounda Traoré. Avant de faire une halte à Tombouctou, récemment reprise par les soldats français et maliens. La question des otages français désormais retenus dans le massif des Ifoghas, près de Kidal, devrait en outre être au centre des discussions.