
Le gouvernement guinéen a franchi une étape décisive dans le calendrier de retour à l’ordre constitutionnel. Par un décret publié le vendredi 20 février 2026, les scrutins législatifs et communaux ont été officiellement fixés au dimanche 24 mai prochain.
Un calendrier post-transition qui se précise
Cette annonce intervient dans un climat politique intense, seulement deux mois après l’élection présidentielle qui a porté le Général Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême. Élu pour un mandat de sept ans, l’ancien chef de la transition entame ainsi la mise en place des piliers de la « Nouvelle République« .
En fixant ces joutes électorales au 24 mai, le pouvoir de Conakry affiche sa volonté de respecter ses engagements internationaux et de parachever l’architecture institutionnelle du pays. Ce décret marque la fin symbolique d’une période d’exception et le début d’une phase de normalisation démocratique attendue par la communauté internationale et les partenaires économiques.
Le retour des civils et le défi de l’opposition
L’enjeu majeur de ce double scrutin est le renouvellement de la classe politique. Depuis le coup d’État de septembre 2021, le rôle législatif était assuré par le Conseil National de Transition (CNT). Le 24 mai marquera donc la dissolution de cet organe de transition au profit d’une Assemblée nationale élue.
Ce scrutin représente une opportunité cruciale pour :
- La scène politique civile : Permettre aux partis politiques de reprendre leur place naturelle dans le débat public.
- L’opposition guinéenne : Tester sa capacité de mobilisation après des années de transition et voir si elle peut constituer un contre-pouvoir crédible au sein du futur parlement.
- La gouvernance locale : Renouveler les mairies et les conseils communaux, essentiels pour la décentralisation et la gestion du quotidien des Guinéens.
Vers un équilibre des pouvoirs ?
Si la victoire du Général Doumbouya à la présidentielle a tracé la voie, la composition de la future Assemblée sera le véritable baromètre de la pluralité politique en Guinée. Le défi pour les autorités sera d’organiser un scrutin transparent et inclusif afin de garantir la stabilité du pays pour les sept prochaines années.
Alors que les états-majors des partis commencent déjà à se mettre en ordre de bataille, le regard des observateurs reste tourné vers la Commission Électorale pour s’assurer que les délais techniques et logistiques seront respectés d’ici le 24 mai.




