Guinée : l’opposition menace de reprendre les manifestations de rue

L’opposition parlementaire et extraparlementaire s’est réunie au domicile du leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le mardi 27 mai dernier, avec comme ordre du jour : réagir à la réponse du Premier ministre Saïd Fofana.

(De notre correspondant à Conakry)

Pour réagir à la réponse du Premier ministre Saïd Fofana, l’opposition parlementaire et extraparlementaire s’est réunie au domicile du leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le mardi 27 mai dernier.

« Bien évidemment, nous avons déploré la réponse du Premier ministre qui qui n’a pas daigné répondre favorablement à cette demande de concertation. Said Fofana s’est contenté de déclaration qui ne s’appuie sur aucun fait réel, sur aucune volonté politique clairement exprimée par le pouvoir », a indiqué le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla.

Face à cette inaction du Premier ministre, M. Sylla a révélé qu’au
cours de cette plénière, l’opposition a décidé de réécrire au Premier ministre. Et d’insister : « Ceci, pour réagir à ses propos qui sont dans ce courrier, afin de demander de nouveau l’ouverture d’un cadre de concertation. Nous avons décidé de prendre l’opinion internationale à témoin, en saisissant toute la communauté internationale, toutes les composantes, bref tous ceux qui ont participé au dialogue du 3 juillet 2013 et qui ont apposé leur signature ».

« L’opposition entend initier prochainement des résolutions au niveau de l’Assemblée nationale en lui demandant de se prononcer en faveur de l’application des accords. Ce, en interpellant toutes les parties signataires de cet accord, en leur demandant chacune, en ce qui la concerne, de respecter les engagements auxquels elle a librement souscrit au titre de cet accord », a poursuivi M. Sylla.

Aboubacar Sylla indique qu’ils vont « continuer à faire des efforts dans ce sens, mais nous avons déjà pris notre décision, au cas où cette impasse politique se poursuivrait. Nous commencerons nos manifestations sur les places et les voies publiques, conformément aux garanties accordées par la Constitution, si toutes ces démarches n’aboutissent pas ».