Guinée Equatoriale : la CORED demande la démission du gouvernement

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Mardi 28 janvier dernier, à la Chambre de Commerce de Paris, la Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (CORED) en Guinée Equatoriale a convoqué la presse pour exiger la démission du Président Teodoro Obiang Nguema et de son gouvernement.

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La Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (CORED) en Guinée Equatoriale a convoqué la presse, mardi 28 janvier dernier, à la Chambre de Commerce de Paris, pour exiger la démission du Président Teodoro Obiang Nguema et de son gouvernement.

Cette structure, qui rassemble 12 partis et associations d’opposition dans plusieurs pays d’Europe, a commencé par dresser le bilan du Président Obiang, au pouvoir depuis 1979. D’après les membres de la CORED, notamment Filiberto Mabale Ntutumu, Francisco Ela Abeme, Nieves Jahr Nchama, Salomon Abeso Ndong, Raimundo Ela Nsang
et Carlos abaga Ayingono, tous originaires de la Guinée Equatoriale, « le Président Obiang exerce une répression permanente et un accaparement des ressources économiques du pays ». Déjà en 2008, l’organisation Transparency International France avait déposé une plainte visant le Président Obiang pour « recel de détournement de fonds publics ». Les révélations des affaires de biens mal acquis en France et aux Etats-Unis sont, d’après les membres de la coalition, une preuve de la réalité politique et économique équato-guinéenne. Par ailleurs, « il y a dans le pays une augmentation de la répression, les enlèvements d’opposants en exil, et la fermeture des frontières ». Pour éviter que le pays ne devienne un théâtre de guerre civile, il est impératif de préparer le gouvernement de transition afin de restaurer un Etat de droit.

Une feuille de route balbutiante

Pour les membres de la CORED qui prônent tous, pour l’instant, le dialogue avec le gouvernement, cette alerte doit permettre au Président d’organiser des élections anticipées. La coalition d’opposition propose alors de restaurer un Etat démocratique en signant un pacte social avec le peuple équato-guinéen. Ce pacte sera basé sur des leviers fondamentaux, parmi lesquels la restauration de la souveraineté alimentaire, un système de santé bien structuré, la réhabilitation des logements avec de l’eau courante, une politique de gestion durable des forêts, la sensibilisation aux ressources naturelles ainsi que la création d’un fond de réserve à partir des richesses minières. Les grandes lignes de la feuille de route manquent tout de même de précision quant à la répartition des richesses et ressources naturelles comme le pétrole. Enfin, la question de la mise en place d’un Etat fédéral ou Unitaire est restée sans réponse.

La CORED est-elle légitime?

Toutefois, cette coalition formée hors de la Guinée Equatoriale est-elle légitime ? A cette question, c’est au consensus que les membres de la CORED ont évoqué leur exil. Selon eux, « il n’y a pas de réelle opposition en Guinée Equatoriale. Nous craignons pour nos vies et celles de nos familles (…). Nous représentons le peuple équato-guinéen ». La mobilisation pour faire bouger les choses doit commencer par les Equato-guinéens exilés, qui souhaitent rentrer et construire le pays.