Guinée: des manifestations contre la cherté du carburant font deux morts

Après un lundi sanglant qui a fait deux morts, la capitale guinéenne, Conakry, retrouve un calme précaire. Ces manifestations de rues contre la baisse insuffisante des prix du carburant se sont poursuivies jusqu’à ce matin. Notamment dans les zones réputées  »chaudes » à Conakry.

Notre correspondant en Guinée

Dans la matinée du mardi 4 novembre, quelques coups de feu ont été entendus dans certains quartiers tels que Taouyah, Bambéto et Kipé. Qu’à cela ne tienne, la circulation routière a repris timidement. Du reste, en faisant un tour à Conakry, on se rend compte que les taxis vont et viennent. Les boutiques, stations d’essence, banques s’ouvrent peu à peu.

S’agissant du bilan des affrontements d’hier entre les forces de sécurité et les manifestants, les sources concordantes font état de deux tués par balles réelles, dont un jeune policier en civil. Ces informations nous ont été confirmées par une source policière ce mardi.

Au quartier Enco5 où les forces de sécurité ont ouvert le feu, un témoin de première main revient sur les circonstances de la mort de ce jeune policier : «J’étais là quand, soudain, nous avons vu les militaires venir. Ils étaient armés, ils marchaient gaillardement. les gens applaudissaient quand certains d’entre eux ont tiré en l’air. Cela n’a pas plu aux manifestants, dont certains leur ont jeté des pierres. C’est ainsi qu’un militaire a ouvert le feu sur la foule. La balle a atteint un jeune policier, il en est mort sur place. Une autre femme a été atteinte au pieds… »

Aux dernières nouvelles, quelques axes routiers, dont celui de Hamdallaye et Enco5, sont encore bloqué.

Pour rappel, les populations manifestent pour réclamer une nouvelle baisse des prix du carburant. Le prix actuel étant de 5500 francs guinéens.

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