Guinée-Bissau : les élections générales reportées à mars 2014

Les élections générales dans la deuxième quinzaine du mois de novembre, viennent d’être renvoyées pour la deuxième fois en Guinée-Bissau. La décision a été prise vendredi dernier par le Président par intérim, Emanuel Serifo Nhamadjo. Il évoque des des raisons financières et techniques. Une décision bien accueillie par la classe politique.

(De notre correspondant à Dakar)

Le gouvernement de transition bissau-guinéen qui misait beaucoup sur l’aide financière des organisations sous-régionales et celle des Nations-Unies pour le retour de la légalité, n’a jusque-là enregistré aucun franc dans ses caisses. Le Président par intérim de la Guinée Bissau, Emanuel Serifo Nhamadjo, ayant analysé la situation avec tous les partis politiques, a pris la décision de renvoyer ces élections générales qui auront finalement lieu au mois de mars 2014.

« Après avoir discuté avec les membres du gouvernement de transition, les partis politiques et la Commission nationale des élections (CNE), le président de la République a décidé que les élections présidentielle et législatives se tiennent finalement le 16 mars 2014 sur l’ensemble du territoire national. Pour palier à tout dysfonctionnement et obtenir zéro contestation », souligne un communiqué lu à la télévision nationale.

L’opposition accepte la nouvelle date

Le Parti de la rénovation sociale (PRS), principal parti d’position dirigé par l’ex-Président, le Dr Kumba Yala, fera savoir aussi dans un communiqué qu’« en réalité, nous avons toujours dit que la date du 24 novembre n’était pas la bonne. Nous aurions voulu que les élections se tiennent au mois février 2014, pour permettre à nos militants qui sont en majorité des cultivateurs de participer à ces élections en masse ».
Lors du dernier sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu a Dakar au mois d’octobre, les questions liées à ce pays ont été abordées. Le président en exercice, Alassane Ouattara, avait invité ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la communauté internationale à concrétiser leurs promesses relatives au financement des élections législatives et présidentielle. « Le temps presse. J’encourage donc tous les donateurs à concrétiser leurs promesses de financement. Cela garantira l’organisation des élections dans ce pays (la Guinée-Bissau) », avait souligné le chef de l’Etat ivoirien devant le Président par intérim de la Guinée-Bissau, Emanuel Serifo Nhamadjo.

Après le coup d’Etat militaire du 12 avril 2012, les élections générales ont été programmées pour mai 2013, puis repoussées au 24 novembre, avant d’être à nouveau reportées.