Guinée-Bissau : la Présidentielle démarre avec le vote des forces de défense et de sécurité

Le vote des forces de défense et de sécurité a donné, ce jeudi, le coup d’envoi de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau. C’est la cour de la Commission nationale électorale (CNE) qui a abrité les isoloirs pour les trois centres de vote de Bissau.

Les forces de défense et de sécurité bissau-guinéennes sont allées aux urnes ce jeudi 21 novembre 2019. Il s’agit d’un vote anticipé car ils doivent travailler le jour du scrutin prévu le dimanche 24 novembre soit 3 jours après le vote des militaires. Selon différents médias, le vote militaire s’est déroulé dans un calme total, aussi bien à Bissau, la capitale, que dans l’intérieur du pays. Lors de l’élection présidentielle prévue le dimanche 24 novembre, près de 700 000 électeurs sont appelés aux urnes, pour élire l’un des 12 candidats. En cas de second tour, il se tiendrait le 29 décembre 2019.

La Guinée-Bissau est un pays pauvre de 1,8 million d’habitants, traversé par des crises politiques successives. Depuis son indépendance, en 1974, le pays a connu plusieurs coups d’Etat et même des assassinats politiques comme celui de l’ancien Président Nino Viéra. Parmi les candidats, il y a le Président sortant José Mario Vaz. Il est candidat indépendant à un second mandat et est en train de sillonner le pays dans le cadre de la campagne électorale qui s’achève ce vendredi.

Parmi les autres candidats, il y a l’ancien Premier ministre, Carlos Gomes Junior, chassé par un putsch en 2012, Domingos Simoes Pereira, chef de l’historique Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), ancien Premier ministre de Mario Vaz. Des observateurs internationaux vont superviser le scrutin, important pour l’avenir d’un pays, toujours en quête de stabilité politique, pour pouvoir faire face aux défis économiques.