Guinée Bissau : l’armée promet de tourner la page des coups d’Etat

Beaucoup d’espoirs sont fondés sur l’élection présidentielle en cours en Guinée-Bissau, un pays en proie à une instabilité politique chronique. En tout cas, les forces armées ont promis de tourner la page des coups d’Etat.

Ce scrutin présidentiel en cours en Guinée-Bissau et qui va bientôt livrer son verdict est-il également en passe de mettre un terme à l’instabilité politique chronique, qui sévit dans le pays depuis trop longtemps ? En tout cas, les forces armées ont promis de tourner la page des coups d’Etat. C’est du moins ce qu’a rapporté le Général Francis Béhanzin, Commissaire aux affaires politiques pour la paix et la sécurité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à la conférence de presse organisée par la mission d’Observation de la CEDEAO déployée par la communauté internationale en Guinée-Bissau pour superviser la présidentielle.

Cet engagement a été tenu devant les chefs d’état-major des armées de la CEDEAO, par les forces armées bissau-guinéennes. Il a par ailleurs mis en relief la détermination de la CEDEAO à rétablir l’ordre partout où le besoin se fait sentir dans l’espace. C’est pour dire que même si un autre coup d’Etat intervenait, il ne tiendrait pas longtemps. En tout état de cause, il a affirmé que les forces de l’ECOMIB seront renforcées, pour créer les conditions qui leur permettent de remplir normalement leur mission dans ce pays. A l’occasion de la Présidentielle en cours, 760 000 électeurs répartis sur 3 139 bureaux de vote sont appelés aux urnes, pour élire un président de la République parmi les 12 candidats, dont le Président sortant José Mario Vaz.

Selon la loi électorale bissau-guinéenne, les résultats officiels provisoires sont proclamés par la CNE 72 heures après les élections. Ces résultats provisoires devraient être annoncés mercredi, après la remontée des chiffres des régions et des îles. Différentes sources révèlent qu’un second tour est plus que probable. Ainsi, ce mercredi va certainement marquer l’histoire politique de la Guinée-Bissau.