Grève à l’Université Omar Bongo : les étudiants gabonais montent au créneau

Les étudiants de l’Université Omar Bongo de Libreville, au Gabon, ont engagé un important mouvement de protestation, jeudi, pour réclamer que le gouvernement et les enseignants syndiqués trouvent un accord afin que les cours reprennent à l’université. Depuis le 4 mai dernier, les enseignants ont, pour la majorité, suspendu leurs cours.

Notre correspondant au Gabon

Les étudiants de l’université Omar Bongo de Libreville, dans un mouvement de colère, ont barricadé le portail de cette institution académique jeudi dernier, en fin de matinée. Outre le portail de cet établissement, ils ont barricadé la voie publique, rendant la circulation impossible autour de leur établissement, et c’est grâce à l’intervention des forces de l’ordre que le calme est revenu vers 14 heures locales dans l’enceinte de cette université.

Les étudiants ont voulu, à travers ce mouvement de protestation et de colère dénoncer l’arrêt des cours depuis près d’un mois dans cette université. Un arrêt consécutif au mot d’ordre de grève lancé par le bureau du syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC).
« Depuis le début du 2e semestre, le 4 mai dernier, les cours ne se font pratiquement plus à l’université Omar Bongo Ondimba, en raison du mouvement de grève de nos enseignants et cette situation commence à nous agacer », s’est inquiété Wilfried Ovono, étudiant en 4e année dans cet établissement.

Dans l’ensemble, ils ont souhaité que le gouvernement et les enseignants syndiqués trouvent rapidement un compromis, afin de dénouer cette nouvelle crise qui paralyse les établissements d’enseignement supérieur du pays. « Si rien n’est fait, nous envisageons rencontrer le ministre de tutelle et le premier ministre Jean Eyeghé Ndong pour faire entendre notre voix », a lancé un étudiant, visiblement en colère, ajoutant que les enseignants grévistes sont entrain de compromettre la validité de cette année académique.

Enseignants-chercheurs, regroupés au sein du SNEC ont lancé un mouvement de grève illimitée le 11 mai dernier, mettant en mal le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur. Ils réclament entre autres des meilleures conditions de travail, l’augmentation des primes et la régularisation de leurs situations administratives.