Grand-père du Sud

L’association  » Grand-père du sud  » mène un projet de micro-développement à Shembe, un village Oromo du sud de l’Ethiopie. Créée par des Français qui ne connaissaient pas l’Afrique, elle doit son existence à la rencontre entre un grand père éthiopien et son petit fils français.

Voici une initiative de développement rural dynamique et qui fait plaisir. Les habitants de la vallée de Shembe, située dans la région Oromo du sud de l’Ethiopie, et Jean-Luc Béréda, dont le père est originaire du village, se sont associés pour lancer un projet de micro développement. Autour de l’association  » Grand père du sud  » , ils se sont regroupés pour tenter d’améliorer les conditions de vie à Shembe.

Tout est parti, il y six ans, de l’initiative originale du grand père de J-L Béréda, Béréda Bonneyya, qui vit à Shembe et a légué à son petit fils toutes ses terres. J-L Béréda, qui est informaticien dans le sud de la France, ne connaissait pourtant à l’époque ni Shembe, ni sa famille. Son père, né à Shembe, avait, en effet, quitté le village familial pour poursuivre des études supérieures en France et s’y était installé. Un héritage inattendu qui va permettre la naissance d’une action de développement entre les amis de J-L Béréda et les habitants de la région.

Des actions concrètes

Installation de points d’eau propre, de groupes électrogènes et de panneaux solaires, forages de puits, construction d’un pont, d’un dispensaire, de nouvelles salles de classe, suivi médical, achat de camions pour assurer le transport des villageois, développement des techniques de l’agriculture biologique, l’association  » Grand père du sud  » ne manque pas d’idées et ses actions ont une incidence directe sur l’amélioration de la vie du village. Elle envisage même d’ouvrir des chantiers de volontaires avec des jeunes issus des quartiers difficiles français.

Cette belle initiative, où tout est planifié en accord avec des habitants impliqués à part entière dans le projet, est appelée à se renforcer, mais elle a d’ores et déjà remporté un premier pari en tissant un lien fort entre deux mondes qui, jusqu’à l’intervention de Bonneyya, s’ignoraient.