Gouvernement de transition au Mali : le difficile choix de Modibo Diarra

La formation du nouveau gouvernement de transition est un vrai casse tête pour Cheick Modibo Diarra. Une semaine après sa nomination à la primature, le navigateur interplanétaire a du mal à former la nouvelle équipe qui devra en principe sortir le pays de la grave crise qu’elle traverse.

Plus d’une semaine après sa nomination au poste de Premier ministre, Cheick Modibo Diarra peine à former son gouvernement. Attendu depuis dimanche, la formation du gouvernement de transition dont la mission est de réunifier le pays connait de sérieux blocages. Des blocages dus à la mise à l’écart des partis politiques. Pour l’instant les partis politiques n’ont pas été consultés pour le choix des futurs ministrables.

La volonté du Comité national de redressement de la démocratie et de restauration de l’Etat (CNRDRE) est de mettre en place un gouvernement de technocrates, sans tenir compte de coloration politique. En fait l’accord-cadre entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le CNRDRE, signé le 6 avril, a fait de cet organe un acteur légal de la transition. A cet effet, tout comme à la nomination du Premier ministre, les militaires ont leur mot à dire dans la composition du gouvernement de transition.

Le FDR réclame le retour des militaires dans les casernes

Une situation qui agace le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR). Dans un communiqué, Le FDR réclame un retour réel à l’ordre constitutionnel notamment le retour des militaires dans les casernes. La coalition qui regroupe 40 partis politiques et 100 organisations de la société civile a par ailleurs demandé à la CEDEAO de veiller au respect strict de la légalité constitutionnelle.

Pendant ce temps, l’otage suisse enlevé le 15 avril à Tombouctou a été libérée mardi dans la région et remise aux services de sécurité du Burkina Faso. Agée d’une quarantaine d’années et vivant depuis longtemps à Tombouctou, l’otage, une chrétienne très impliquée dans les actions sociales, avait refusé de quitter la ville après sa chute le 1er avril aux mains du mouvement Ansar Dine, appuyé par des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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