Ghana : meilleure place boursière du monde

La bourse ghanéenne a été la plus performante au monde en 2003 selon une étude réalisée par Databank Financial Services, Ltd, un courtier opérant sur la place ghanéenne. Zoom sur la Ghana Stock Exchange, la bourse la plus dynamique d’Afrique.

La Ghana Stock Exchange (GSE) a été la place boursière la plus rentable au monde en 2003. C’est le résultat de l’étude réalisée par l’entreprise de courtage, Databank Financial Services, Ltd opérant au Ghana. La bourse ghanéenne est celle qui a enrégistré la plus forte progression de son indice boursier[[<*>Une valeur calculée par regroupement des titres de plusieurs sociétés. Elle sert à représenter un marché boursier.]] sur la soixantaine d’indices analysés à travers le monde. Le Databank Stock Index (DSI) a en effet cru de 144 % (évaluée en dollars américains et 157% en cedis). La GSE a ainsi réalisé la meilleure performance de ces douze années d’existence. A la fin de l’exercice 2003, 25 entreprises y étaient cotées, dont la prestigieuse Ashanti Goldfields, récemment rachetée par Anglogold pour une capitalisation boursière de 1, 4 milliard de dollars US.

Une bourse de plus en plus dynamique

Au cours de l’année, près de 95 millions d’actions ont été échangées pour une valeur de 43,5 millions de dollars. Quarante quatre millions d’actions concernaient uniquement la SSB Bank, deuxième dans le peloton de tête des entreprises les plus performantes du GSE. La palme revient néanmoins au brasseur ghanéen, Guiness Ghana, dont l’action s’est appréciée de 438%, suivie de British American Tobacco, de HFC Bank et de Produce Buying Company (négoce et distribution). L’industrie (six entreprises) et la Banque (cinq firmes) sont les secteurs les plus représentés au GSE.

Cette performance du GSE est le fruit de la bonne santé économique du pays reflétée par la stabilité du cours de la devise locale, le cedi, par rapport au dollar. Le Ghana a d’ailleurs obtenu un B+ (une mauvaise note comparée aux pays du G8 mais intéressant pour un pays africain) chez Standard and Poor’s (S&P); célèbre agence de notation. Cette évaluation donne une idée du risque encouru par l’investisseur pour qui les valeurs cotées sur le GSE demeurent néanmoins très attractives. A l’instar de celles de ces consoeurs africaines, les performances de la bourse ghanéenne ne cessent de s’améliorer depuis ces dernières années.

Des places risquées mais rentables

En 2003, la rentabilité moyenne (Index return) des bourses africaines, selon Databank, se situait autour de 41 % (en dollars américains). Pour comparaison, elle était de 30% (MSCI global index) dans le monde, 32% en Europe, 26% (S&P) aux les Etats-Unis et 36 % (Nikkei) au Japon. Souvent négligées du fait de leur petitesse et du risque encouru, les bourses africaines sont pourtant de plus en plus performantes. Une situation qui s’explique facilement : plus un investissement est risqué, plus il est rentable.

Outre le Ghana, l’Ouganda, le Kenya, l’Egypte, le Nigeria et Maurice comptent parmi les plus performantes bourses africaines avec des taux de croissance (de leur indice) de plus de 50%. Le Zimbabwe, pour la deuxième année consécutive, est la lanterne rouge du continent mais aussi dans le Monde. La GSE est opérationnelle trois fois par semaine : le lundi, le mardi et le vendredi.