Ghana : l’Etat veut du soutien pour lutter contre l’utilisation du mercure

Pour préserver à la fois l’environnement et la santé de ses citoyens, le gouvernement ghanéen est en quête d’un appui financier et technique. Il s’est porté vers le secrétariat de la convention de Minamata sur le Mercure.

Les autorités ghanéennes sont résolument engagées à mettre en œuvre les mesures relatives à la Convention de Minamata. Il s’agit d’un accord mondial destiné à garantir aussi bien la santé des Hommes que la préservation de l’environnement contre les effets dévastateurs du mercure. En effet, pendant de nombreuses années, les habitants de Minamata ont été intoxiqués par les composés du mercure. Compte tenu du nombre important d’ouvriers travaillant dans des mines artisanales, le Ghana s’est tout particulièrement senti concerné par cette problématique. Mais n’ayant ni les ressources financières, encore moins l’expertise requise pour faire face à ce problème, le pays s’est tourné vers le secrétariat de la convention de Minamata sur le mercure.

Interdire l’usage du mercure dans les mines artisanales

L’initiative de solliciter l’appui de cet organisme a été portée par le professeur Kwabena Frimpong-Boateng, ministre de l’Environnement du Ghana. Au cours d’une conférence comptant pour ladite convention, il n’a pas manqué de montrer la détermination de son pays à arrêter de manière progressive l’usage de produits contenant du mercure. Comme il l’a d’ailleurs déclaré : « nous voulons limiter et autant que possible, voire proscrire l’usage du mercure et de tous ses dérivés dans les mines artisanales ». La frange de la population la plus exposé au mercure est composée des ouvriers qui travaillent dans les mines d’or.

Le Ghana a ratifié la Convention de Minamata sur le mercure en 2017 et l’a mise en application dès le 16 août de cette année.