Génocide rwandais : les cérémonies pour le 20e anniversaire ont débuté en France

Les cérémonies pour le 20e anniversaire du génocide rwandais ont débuté ce mercredi à Lyon en présence de l’ambassadeur du Rwanda, alors que la France juge pour la première fois un présumé génocidaire sur son sol.

Le 20e anniversaire du génocide au Rwanda est commémoré en ce moment en France, à Lyon. L’ambassadeur du Rwanda en France, Jacques Kabalé, est présent pour l’occasion. Il a rappelé la proximité entre ces deux pays, « La France, plus que les autres pays, a été proche du Rwanda avant le génocide, pendant le génocide, et après le génocide », peut-on lire sur RFI. Les cérémonies se sont ouvertes ce mercredi 26 février.

« C’est un message important. C’est la transmission de la vie, la transmission du souvenir afin que ceux qui sont partis restent toujours en nous », déclare l’ambassadeur du Rwanda, Jacques Kabalé.

Rapprocher le génocide rwandais du génocide des juifs

Jacques Kabalé explique le choix de la ville de Lyon pour ces cérémonies par une volonté de rapprocher le génocide rwandais du génocide des juifs pendant la seconde Guerre mondiale, la souffrance est la même. « Lyon a été un haut lieu de la résistance contre les nazis. Je pense que nous avons tous encore en mémoire les 44 enfants juifs d’Izieu qui ont été déportés et exterminés le 6 avril 1944 », déclare-t-il.

Kigali qui a régulièrement accusé la France d’avoir joué un rôle dans le génocide de 1994, le régime Hutu précédent étant un allié français, salue le jugement en cours de Pascal Simbikangwa, accusé d’être un génocidaire. « Pascal Simbikangwa n’est pas le seul impliqué dans le génocide au Rwanda. Il y en a beaucoup, et malheureusement, on en trouve un grand nombre en France. Je pense qu’aujourd’hui, on peut parler réellement de volonté » de la France, selon Jacques Kabalé.

Le génocide au Rwanda a débuté le 7 avril 1994, suite à l’assassinat du Président rwandais Juvénal Habyarimana. Il s’achève en juillet de la même année et a fait entretemps plus de 800 000 morts, en majorité Tutsi, mais aussi des Hutus modérés.