Gaza : la fiancée de George Clooney refuse d’enquêter pour l’ONU

La juriste internationale Amal Alamuddin, fiancée de George Clooney, a refusé la proposition de l’ONU d’enquêter sur les violations des lois humanitaires suite aux opérations militaires israéliennes à Gaza.

Amal Alamuddin, une juriste internationale d’origine libanaise, a décliné la proposition d’intégrer la commission d’enquête du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU sur les violations des lois humanitaires dans les opérations meurtrières à Gaza. Cette dernière, qui n’est autre que la fiancée de l’acteur américain George Clooney, a justifié son refus par ses engagements professionnels, selon le président du Conseil des droits de l’Homme à Genève, le Gabonais Baudelaire Ndong Ella, indique un communiqué publié mardi.

Formée à Oxford, Amal Alamuddin, qui a notamment travaillé à la Cour Internationale de Justice en 2004, avait été nommée lundi avec deux autres juristes.

« Elle a une certaine expérience mais à 36 ans elle sera la plus jeune experte à servir dans une commission d’enquête de l’ONU, jetant le doute sur le fait que l’ONU cherche à introduire un peu de publicité d’Hollywood dans le processus », avait immédiatement réagi UNWatch, une ONG très mobilisée dans la défense d’Israël, rapporte 7sur7.

Une commission qualifiée de « parodie » par Israël

Cette commission d’enquête a été mise en place par une résolution du Conseil du 23 juillet afin d’enquêter sur les violations du droit international humanitaire lors des opérations militaires qui ont commencé le 13 juin dernier. Pour rappel, l’offensive contre Gaza a fait plus de 1 900 morts côtés palestiniens, 64 morts au sein de l’armée israélienne et trois civils tués en Israël, dont un Thaïlandais.

Une fois n’est pas coutume, le gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahu a qualifié de « parodie » la mise en place de cette commission d’enquête. Les autorités israéliennes n’ont de cesse d’imputer au Hamas la responsabilité des crimes commis par Tsahal sur la bande de Gaza.

Cette résolution avait été déposée par la Palestine et adoptée par 29 voix pour, une voix contre (les Etats-Unis) et 17 abstentions, lors d’une session extraordinaire du Conseil demandée par les pays arabes, et soutenue par la Russie, pour exiger le respect du droit international dans les territoires palestiniens occupés. La Commission d’enquête devra soumettre un rapport écrit en mars 2015.