Gaz de schiste : Alger joue l’apaisement après les heurts à In Salah

Le chef de la sixième Région militaire de Tamanrasset, le général-major Athamnia, s’est déplacé dans la localité d’In Salah pour rencontrer des responsables de la société civile après les violents heurts du week-end dernier entre des manifestants anti-gaz de schiste et forces de l’ordre.

L’heure est à l’apaisement. Après la violente répression qui s’est abattue sur les manifestants anti-gaz de schiste ce week-end à In Salah, le chef de la sixième Région militaire de Tamanrasset, le général-major Athamnia, est allé à la rencontre de représentants de la société civile, rapporte El Watan.

Depuis des mois, les manifestations pacifiques sont presque quotidiennes dans la localité d’In Salah, au centre du désert saharien, pour dire « non » au gaz de schiste. L’Algérie a récemment décidé d’investir massivement dans cette ressource. Les populations locales qui voient les forages exploratoires se multiplier dans la région s’opposent à cette production qu’elles jugent polluante.

« Sanctionner les dépassements »

Le week-end dernier, la situation a dégénéré. Les policiers ont attaqué un camp de tentes installés par les manifestants et ont violemment repoussé les contestataires. Le général-major Athamnia a fait preuve d’un haut degré de responsabilité, selon les représentants de la société civile qui ont souligné le rôle des policiers dans l’éclatement des heurts. Les notables locaux ont expliqué que la répression, notamment les nombreux jets de bombes lacrymogènes, a énervé la foule.

Le chef de la sixième Région militaire de Tamanrasset a promis de « sanctionner tous les dépassements et assurer le maintien de l’ordre ». «Tout ce que je vous demande, c’est de maintenir l’ordre. Vous avez le droit de manifester et de revendiquer jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée », a-t-il conclu.