Garder la transition de l’Ethiopie sur les rails

Quoi de neuf ?

Les affrontements d’octobre 2019 à Oromia, la région la plus peuplée d’Éthiopie, ont fait des dizaines de morts. Ils marquent la dernière explosion de conflits ethniques qui a tué des centaines et déplacé des millions de personnes à travers le pays au cours de la dernière année et demie.

Pourquoi est-ce arrivé ?

Le Premier ministre Abiy Ahmed a pris des mesures importantes pour amener le pays vers une politique plus ouverte. Mais ses efforts pour démanteler l’ancien ordre ont affaibli l’État éthiopien et donné une nouvelle énergie à l’ethno-nationalisme. L’hostilité des dirigeants des régions les plus puissantes d’Éthiopie s’est envolée.

Pourquoi est-ce important ?

De telles tensions pourraient faire dérailler la transition de l’Éthiopie. Pendant ce temps, les réformes qu’Abiy apporte aux opposants puissants mais factieux de la coalition au pouvoir dans le pays, qui croient qu’ils visent à défaire le système ethnique fédéraliste éthiopien, et pourraient pousser la température politique encore plus haut. Les élections de mai 2020 pourraient être source de divisions et de violence.

Qu’est-ce qui devrait être fait ?

Abiy devrait redoubler d’efforts pour corriger les divisions à l’intérieur et entre les régions de l’Éthiopie et pousser toutes les parties à éviter d’attiser les tensions autour des élections. Les partenaires internationaux devraient faire pression sur les dirigeants éthiopiens pour qu’ils réduisent la rhétorique incendiaire et offrir une aide accrue pour protéger le pays des chocs économiques qui pourraient aggraver les problèmes politiques.

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