Gambie, Chapelet et Coran toujours en main : Yahya Jammeh violait les femmes à tout-va

L'ancien Président de la Gambie, Abdul Azez James Junkum Jammeh dit Yahya, chapelet et Coran en main

L’ancien Président de la Gambie, Yahya Jammeh, a, contre toute attente, été accusé par plusieurs Gambiennes de les avoir contraintes à des relations sexuelles, souvent non protégées, en faisant usage de pressions morales, financières ou même physiques.

Un rapport de Human Rights Watch présenté ce mercredi 26 juin 2019, accable lourdement l’ancien chef d’Etat gambien, Yahya Jammeh. En effet, l’ancien Président Yahya Jammeh, qui apparaissait toujours avec son chapelet et son Coran, a été accusé par trois Gambiennes de les avoir contraintes à des relations sexuelles.

Pire, le rapport, fruit de dix-huit mois d’enquête menée par l’organisation Human Rights Watch, accuse que l’ex-dirigeant usait de pressions morales, financières ou physiques alors qu’il était à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Reed Brody, conseiller juridique à HRW, qui a dirigé l’enquête, indique que « Yahya Jammeh a piégé de nombreuses femmes gambiennes, les traitant comme ses choses (…). Mais le viol et l’agression sexuelle sont des crimes, et Jammeh n’est pas au-dessus des lois ».

Yahya Jammeh dans ses œuvres

Parmi les victimes de Jammeh, Fatou Jallow, ancienne « reine de beauté » 2014, raconte avoir été violée par l’ancien chef d’Etat, suite à un chantage financier sous forme de cadeaux, alors qu’elle n’avait que 18 ans. Celle qu’on surnomme Toufah va plus loin, accusant que « Jammeh a relevé ma robe et m’a sodomisée ».

D’autres victimes font des révélations qui donnent froid dans le dos. C’est le cas de Anta, qui dit avoir subi les affres du dictateur qui, dit-elle, « a couché avec moi sans préservatif ». Là où Bintu révèle avoir été « déshabillée dans la salle de bain » par Yahya Jammeh. De graves accusations à l’encontre de l’ex-chef d’Etat Yahya Jammeh, qui a dirigé d’une main de fer la Gambie de 1994 à 2017. Actuellement, l’ancien dirigeant vit en exil en Guinée équatoriale.

En Gambie comme à l’international, ce qui heurte le plus est le fait que le chef de l’Etat gambien lors de quasiment toutes ses apparitions en public, tenait et son chapelet et un exemplaire du Coran en main, signe d’une piété sans faille et d’une pureté dont il se réclamait au point de pouvoir soigner de graves maladies, tel que le sida.