Gabon : une menace de grève générale plane sur les secteurs parapublic et privé

Le Premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekalé

Dans la vague de réformes qui agite le Gabon, depuis quelques mois, il y a un point qui fâche les syndicalistes : le projet de révision du code du travail. Pour manifester leur mécontentement, ils menacent de lancer une grève générale de cinq jours, du 23 au 27 janvier 2020.

« Nous venons par la présente, vous informer qu’une grève générale nationale dite d’avertissement sera observée du 23 janvier 00h01 mn au 27 janvier 2020 à minuit par tous les travailleurs des secteurs d’activité du parapublic et du privé du Gabon ». Ainsi s’exprimait, jeudi dernier, Jean Claude Bekale, porte-parole de la coalition des travailleurs du secteur pétrolier, des mines, de l’eau et de l’électricité et d’autres secteurs d’activités relevant du parapublic et du privé.

Les travailleurs craignent de perdre des acquis comme la stabilité du contrat de travail, les avantages sociaux obtenus au prix de longues et âpres luttes. Cette position est partagée par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), membre de la coalition, qui, par la voix de son secrétaire général adjoint, Sylvain Mayabi Binet, a également livré ses appréhensions. En effet, au sein de l’ONEP, on craint que les propositions d’amendements faites par les syndicalistes ne soient pas prises en compte dans le document final qui sera retenu par le gouvernement.

« L’absence d’une plénière nous laisse croire que nos amendements ne seront pas pris en compte et nous ne pouvons pas rester silencieux à attendre que l’Assemblée nationale dise quel est le contenu du document final », a déclaré Sylvain Mayabi Binet.
La revendication est donc claire : les syndicalistes veulent accéder au contenu du document final du nouveau projet de code du travail avant qu’il ne soit voté par le Parlement.