Gabon-Sorcellerie : d’horribles fétiches retrouvés dans une maison à Libreville

Des gris-gris, soigneusement attachés avec du fil noir dans un tissu de même couleur, ont été extraits, hier, en fin d’après-midi, dans une maison à Akébé-Poteau, dans le 3e arrondissement de Libreville par un maître spirituel, André Ella Ella, alias « International ».

(De notre correspondant à Libreville)

D’horribles fétiches ont été retrouvés samedi dans la maison d’un ancien agent des forces de police à Libreville, affirme Jonas Moulenda, directeur de publication de l’hebdomadaire Fais Divers. Ces amulettes étaient composées, entre autres, de la tête de la vipère, les mâchoires du python, la tête du hibou, les scorpions, six pièces de 25 frs, un slip, deux chauves-souris, des asticots vivants, un caméléon, une douille d’une balle, une hameçon, une corde avec dix nœuds et un cadenas.

Tout cet arsenal maléfique a été retrouvé dans le plafond de la maison de Rosette B, retraitée des forces de police nationale, la soixantaine révolue. A en croire le maître exorciste, ces fétiches avaient été placés dans le plafond de la sexagénaire pour rendre ses nuits cauchemardesques et sa vie difficile.

Cette pratique de grande sorcellerie proviendrait de ses ennemis, avec la complicité de ses proches parents, qui en veulent à l’ancienne policière. La sexagénaire a expliqué que, depuis 2003, année de son départ à la retraite, elle n’avait jamais eu un sommeil reposant, dans sa nouvelle maison dont elle venait de terminer les travaux.

Elle n’arrivait pas à y fermer l’œil. Car, « la nuit, dès que je tentais de m’allonger dans ma chambre, j’entendais des bruits et des cris peu habituels dans le plafond. Je restais éveillée toute la nuit pour voir ce qui allait se passer », a soutenu, au bord des larmes, la dame. Avant d’ajouter qu’ « il m’est arrivé plusieurs fois de voir des fantômes au couloir et dans les chambres. Des gens que je ne reconnaissais pas, et qui disparaissaient devant moi. De même, parfois je retrouvais de la lumière le matin, dans des chambres inoccupées ». Un témoignage qui a donné quelques frissons, et laissé penser que Rosette B., partageait sa résidence avec les forces du mal. Une thèse que cette chrétienne engagée avait du mal à croire, jusqu’au jour où, en séjour à Libreville, son dernier fils l’a conseillé de voir un prêtre exorciste, pour aller s’enquérir de la situation dans la maison.

Un conseil suivi à la lettre par la vieille dame. Elle a contacté tour à tour un prêtre exorciste, des marabouts, bwitistes et autres tradi-thérapeutes, sans trouver de solution. Au contraire, la maison devenait de plus en plus invivable la nuit tombée. Et, sur la base d’un récent article du journal Faits Divers, la sexagénaire a pris attache avec le maître spirituel « International », qui a finalement révélé au cours d’une séance de voyance, l’origine exacte de ses nuits blanches et de ses déboires au sein de sa famille. Résolue à retrouver la paix dans sa maison, Rosette B. a invité le « nganga » à son domicile pour y extraire l’arsenal mystique. D’où la séance d’exorcisme de samedi qui aura durée une quinzaine de minutes seulement.