Gabon, Présidentielle : la CENAP (encore) saisie pour écarter Ali Bongo

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Le président de l’aile Loyaliste de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Jean de Dieu Moukagni Iwangou a saisi la commission électorale nationale autonome et permanent (CENAP) afin de réclamer l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo Ondimna (ABO) à la Présidentielle du 27 août prochain.

A Libreville,

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Jean de Dieu Moukagni Iwangou

Ce 14 juillet 2016, à l’occasion de la célébration du 27e anniversaire de l’UPG, Jean de Dieu Moukagni Iwangou a fait savoir à la presse qu’il venait de saisir la CENAP aux fins de l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba à la Présidentielle du mois d’août prochain, estimant que ce dernier n’est pas Gabonais de souche. « Face au concert frauduleux ayant permis d’installer l’imposture au pouvoir, j’ai pris la responsabilité historique d’ester monsieur Ali Bongo Ondimba devant la Haute Cour de justice, pour faux, usage de faux et violation de serment. Face à la récidive qui est lancée en défi à la Nation, par les mêmes acteurs ayant conseillé, fourni les moyens et accompagné cette infamie, j’ai décidé, ce matin, de saisir la Commission électorale pour obtenir l’invalidation de l’indécente candidature d’Ali Bongo Ondimba », a déclaré le président de l’UPG.

Sur un tout autre plan, le leader politique a affirmé que l’opposition est prête à la bataille, sur tous les fronts et les théâtres, pour empêcher à l’actuel Président gabonais de briguer un second mandat à la tête de l’Etat. Il a déclaré par ailleurs que des pourparlers étaient en cours au sein du Front Uni de l’opposition, en vue d’une candidature unique du camp de l’opposition.
Selon la presse locale, plus de 3 000 lettres de contestations ont déjà été déposées auprès de la CENAP par les citoyens et les leaders politiques pour réclamer le rejet de la candidature d’Ali Bongo Ondimba à la future Présidentielle.

C’est ce 15 juillet dans l’après-midi que la Commission électorale nationale autonome et permanente devrait rendre publique la liste des candidats retenus pour le futur scrutin. A Libreville notamment, la fièvre monte. Les populations craignent des émeutes en cas de validation de la candidature de l’actuel président de la République. Déjà ce 14 juillet, dans certains quartiers de Libreville comme Cocotiers, les militants de l’opposition avaient barricadé les rues. En signe d’avertissement, certainement.