Gabon : les étudiants en colère

Les étudiants de l’université Omar Bongo de Libreville, sans cours et abandonnés à eux-mêmes depuis plus de 2 mois, ont organisé ce lundi, dans la capitale gabonaise, une marche de protestation pour exprimer leur mécontentement. Ils souhaitent interpeller le gouvernement sur les risques d’une année blanche qui planent sur cette institution, malade des grèves à rebondissement.

«Nous ne voulons pas d’une université à deux vitesses», «nous voulons les cours», pouvait-on entendre, lundi, de la bouche des étudiants gabonais visiblement remontés et battant le bitume vers la primature. Ils réclament la reprise immédiate des cours et souhaitent l’amélioration de leurs conditions d’études.

Aussi, ont-ils émis le vœu de voir le gouvernement et les enseignants syndiqués reprendre les pourparlers, afin que cette crise qui paralyse l’université Omar Bongo (UOB) depuis le 11 mai dernier se dénoue et qu’enfin les cours puissent reprendre dans cette institution. Il y a deux jours, ils ont barricadé le portail de leur établissement pour exprimer leur raz-le-bol, appelant leurs enseignants à mettre un peu d’eau dans leur vin.

Les enseignants dans la ligne de mire

Mais apparemment ces jeunes qui se disent trahis par les adultes, notamment «leurs enseignants qui brandissent un chapelet de revendications et les membres du gouvernement préoccupés uniquement par des questions politiques » n’ont pas été compris. «Si rien n’est fait nous passerons à la phase 2 et ce sera à ceux qui sont responsables du gel des cours d’assumer les conséquences», ont averti les étudiants, jurant de défendre leurs droits jusqu’au bout.

Les enseignants-chercheurs de l’UOB, regroupés au sein du syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), rappelons-le, observent un mouvement de grève depuis le 11 mai dernier. Ils réclament l’amélioration des conditions de travail et de vie.