Gabon : le gouvernement veut bannir les logements précaires

Le forum sur l’Habitat qui s’est tenu à Libreville du 6 au 7 août 2010 a été l’occasion pour le gouvernement d’affirmer sa volonté d’aider les Gabonais à avoir accès aux logements décents. Plusieurs solutions ont été préconisées pour y arriver.

Notre correspondant au Gabon

« Un toit pour tous pour un avenir en confiance’’. C’était le thème du forum national sur l’Habitat qui s’est achevé à Libreville samedi et dont l’objectif visait entre autres, à lutter contre l’urbanisation anarchique et à trouver des voies et moyens devant permettre aux Gabonais d’avoir facilement accès aux logements décents et aux parcelles viabilisées.

Les participants à ces assises ont formulé plusieurs recommandations, entre autres, l’allègement des procédures d’attributions des titres fonciers, la production massive des parcelles viabilisées, avec la construction à proximité des infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé.

La fourniture d’eau potable et d’électricité, ainsi que l’aménagement des infrastructures routières dans les nouvelles zones d’habitations ont été également préconisés, en vue d’améliorer les conditions de vie des Gabonais.

Pour aider les Gabonais moins nantis à s’offrir un logement décent, les participants à ce forum ont estimé qu’il est aussi nécessaire d’assouplir les conditions d’obtention de crédits dans les institutions bancaires pour des personnes à revenu moyen. Puis promouvoir la construction des maisons avec le matériel local, qui coûte relativement moins cher.

En raisons des difficultés économiques et des problèmes liés au chômage, à l’exode rural et aux considérations culturelles, on assiste depuis plus de 10 ans à l’urbanisation anarchique des grandes villes du Gabon et à la prolifération des taudis dans les centres urbains.

Les travaux de ce forum permettront peut-être de renverser cette tendance, en donnant la possibilité aux Gabonais d’avoir « un toit sécurisé’’. En tout cas, c’est le défi des nouvelles autorités de Libreville qui se sont engagés à construire 5000 logements par an. Mais il est fort probable que cet objectif ne soit atteint, du moins pour cette année.