Gabon : le directeur de cabinet d’Ali Bongo remis en liberté

Arrêté lundi à l’aéroport de Roissy, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Libreville, le directeur de cabinet du Président Ali Bongo, Maixent Accrombessi, a été remis en liberté après avoir été entendu à Nanterre, dans le cadre d’une affaire judiciaire.

Maixent Accrombessi va maintenant pouvoir s’envoler pour Libreville. Après avoir été interpellé lundi matin, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour la capitale gabonaise, il a finalement été remis en liberté, lundi soir. Le directeur de cabinet du Président Ali Bongo, considéré comme l’un de ses plus proches collaborateurs, a été placé en garde à vue et interrogé à Nanterre par la police judiciaire de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger ». N’étant pas en possession d’un ordre de mission, il n’a pas pu faire valoir immédiatement son immunité diplomatique. C’est finalement la Présidence du Gabon qui a fait parvenir aux autorités françaises un ordre de mission attestant qu’il était bien sur le territoire français dans le cadre de ses fonctions.

Selon son avocat, maitre Szpiner, « il repart bientôt au Gabon et continuera à exercer ses fonctions », sans donner plus de précisions sur l’audition de son client. D’après une source proche du dossier, « la justice cherche à savoir s’il a perçu de l’argent de la société Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires » en échange de l’attribution d’un marché public de plusieurs millions d’euros au Gabon. Une enquête préliminaire avait été ouverte en 2007 par le parquet de Paris. Elle avait ensuite été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Maixent Accrombessi est originaire du Bénin. Il a été naturalisé gabonais et a travaillé avec le dirigeant gabonais quand ce dernier était ministre de la Défense, de 1999 à 2009, avant de le rejoindre à la présidence de la République, à partir de 2009.