Gabon : la présidence de la République fait pression sur la SEEG

La société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a eu ces derniers temps d’énormes problèmes à assurer la distribution d’eau dans la capitale gabonaise et ses environs. Et ce, en raison d’une panne de ses installations à Ntoum, à 30 km de Libreville. Le porte-parole de la présidence de la République, Alain Claude Bilie-By Nzé, a dénoncé cette situation lundi au cours d’une conférence de presse en invitant l’entreprise à dédommager ses clients.

(De notre correspondant)

« Le chef de l’Etat demande à la SEEG de réfléchir en interne aux mesures compensatoires du préjudice subi pendant une semaine par les ménages, les commerces et les industriels et d’en faire une communication dans de brefs délais », a indiqué Alain Claude Bilie By Nzé.

« La présidence de la République tient à signaler que la situation de la fourniture d’eau dans la capitale était déjà anormale avant cette interruption, car plusieurs quartiers de Libreville manquent de fourniture d’eau régulièrement », a-t-il ajouté, jugeant cette situation inacceptable.

L’Etat pourrait rentrer dans le capital

Le porte-parole du gouvernement a annoncé que des mesures fortes seront prises dans les prochains jours afin de garantir une meilleure distribution d’eau et d’électricité aux populations. L’Etat pourrait par exemple rentrer majoritairement dans le capitale de cette société gérée par Véolia France, ou résilier le contrat signé il y a 15 ans avec cette entreprise française, laquelle détient le monopole dans le secteur de la distribution d’eau et d’électricité au Gabon.

La semaine dernière, la conduite d’eau vers Libreville de la SEEG s’est endommagée à cause des pluies diluviennes. L’incident a provoqué la pénurie de ce précieux liquide pendant près de 7 jours dans la capitale gabonaise et ses environs. L’armée a dû procéder à la distribution d’eau dans plusieurs quartiers pour aider les populations.

Le parole-parole de la présidence de la république a annoncé également que l’Etat va entrer dans le capitale de la société de valorisation des ordures ménagères du Gabon (SOVOG) à hauteur de 70%, afin d’enrayer les problèmes liés à l’insalubrité dans les villes du pays. Libreville, par exemple, croule depuis quelques mois sous le poids des ordures ménagères. La situation a poussé le président de la République, il y a une semaine, à demander aux forces de l’ordre de se mêler du ramassage d’ordures ménagères dans les grandes villes.