Gabon : la CEMAC dénonce « une violation intolérable des principes fondateurs de la communauté »


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Faustin Archange Touadéra
Faustin Archange Touadéra, Président de la Centrafrique

La CEMAC a exprimé sa profonde préoccupation face au coup d’État contre le Président gabonais Ali Bongo. Cette organisation sous-régionale s’est exprimée par l’entremise de son président Faustin Archange Touadéra.

Le putsch qui a évincé Ali Bongo au pouvoir, le 30 août, suscite beaucoup de réactions. L’une des dernières en date est celle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). L’organisation sous régionale se dit préoccupée par « les développements de la situation en République gabonaise ». Par la même occasion, « elle a condamne fermement la tentative de coup d’État en cours dans ce pays frère ».

« Violation intolérable »

Dans son communiqué officiel signé par son président en exercice, Faustin Archange Touadéra, la CEMAC a appelé « au respect de l’intégrité physique du Président Ali Bongo et un retour à l’ordre constitutionnel ». Le 30 aout dernier, des militaires ont annoncé un putsch après la réélection d’Ali Bongo avec 64,27%, au terme d’un scrutin entaché d’énormes irrégularités. « Tout changement anticonstitutionnel de gouvernement constitue une violation intolérable des principes fondateurs de la communauté », lit-on dans le communiqué de la CEMAC.

Appel au dialogue

La CEMAC est une structure qui regroupe six pays, à savoir, le Cameroun, la Centrafrique, la République du Congo (Brazzaville), le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Face au coup de force qui s’observe dans l’un de ces pays membres, la structure régionale propose deux solutions. La première est le retour de la paix. La seconde est « le dialogue qui est le mode par excellence de résolution des différends », explique le document.

Notons que le général Brice Oligui Nguema est l’instigateur du putsch contre Ali Bongo. Il accuse l’ancien Président gabonais d’avoir truqué les résultats du scrutin présidentiel. Le nouvel homme fort prêtera serment en tant que « président de Transition », lundi 4 septembre, devant la Cour constitutionnelle.

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