Gabon : la campagne bat son plein

Ali Bongo, le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a entamé une tournée marathon à l’intérieur du pays. Ses adversaires, eux, tentent de séduire les Librevillois.

Les promesses et les déplacements se multiplient aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays en vue de l’élection présidentielle du 30 août prochain. Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), pour la présidentielle anticipée du 30 août, Ali Bongo Ondimba, a été reçu jeudi dernier par les populations de la capitale économique du Gabon, Port-Gentil. Il a entamé une tournée provinciale en début de semaine, en vue de convaincre l’électorat de l’intérieur du pays. Le candidat du PDG a été accueilli par une foule nombreuse, devant laquelle il a décliné son programme de société, basé entre autres sur le développement socio-économique, la construction des logements, la formation des jeunes et l’augmentation des salaires. Les responsables locaux de cette ville, naguère considérée comme le bastion de l’opposition, ont promis leurs suffrages à Ali Bongo Ondimba, tout en réclamant le développement pour leur région.

A chacun son « truc »

Pendant ce temps, les différents états-majors des autres candidats en lice faisaient les yeux doux aux populations de Libreville. Et d’un candidat à l’autre, la méthode diffère. Mea culpa pour l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame qui a quitté le PDG. Il s’est agenouillé lors d’un meeting pour demander pardon pour le mal qu’il dit avoir cautionné en tant que membre du parti au pouvoir. Du côté du candidat Bernard Oyama, l’inspiration est plutôt américaine. Résidant aux Etats-Unis, il semble avoir emprunté les recettes du président Barack Obama en campagne. Il a choisi de faire du porte à porte, notamment dans les différents bidonvilles des quartiers de Libreville. Au programme, des meetings et des rencontres dont l’objectif, selon le candidat, est de mieux s’imprégner des difficultés des Gabonais.

Une constante néanmoins. Les tee-shirts portant les photos des candidats, les tricots, les casquettes, le vin et même les billets de banques sont distribués partout dans le pays. Pour certains candidats avisés, le projet de société vient après. Ils savent bien que les populations ne se nourrissent pas de bonnes paroles, mais de bonnes soupes.