Gabon : L’UPG va saisir la Cour constitutionnelle

Dix jours après son revers aux législatives du 17 décembre dernier, l’union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou a déclaré son intention mardi au cours d’un point de presse de saisir la plus haute juridiction du pays, afin de demander la reprise du vote dans certains bassins politiques où elle avait présenté des candidats. Le secrétaire exécutif de ce parti, Mathieu Mbounba Nziengui, est convaincu qu’il y a eu fraude massive lors du scrutin du 17 décembre 2011.

L’union du peuple gabonais (UPG) n’accepte pas les résultats du scrutin du 17 décembre dernier. Le parti créé par le défunt Pierre Mamboundou n’a remporté aucun siège au cours de cette élection. Il conteste et menace déjà de saisir la Cour constitutionnelle dans les prochains jours pour réclamer l’annulation du vote dans certaines circonscriptions politiques où ses candidats étaient en lice.

L’UPG, qui avait un groupe parlementaire de huit députés lors de la précédente législature, ne sera pas présente à l’Assemblée nationale au cours des sept prochaines années. Aucun de ses candidats sur la ligne de départ n’a pu se faire élire, selon les résultats provisoires. Une telle situation ne se serait jamais produite du vivant de Pierre Mamboundou, affirment de nombreux analystes.

Espérons qu’après le dépouillement du contentieux électoral par la Cour constitutionnelle, en cas de recours, la principale formation politique de l’opposition obtiendra gain de cause et pourra se retrouver avec au moins un député au parlement lors de la prochaine législature.

Rappelons qu’une partie des militants de l’UPG s’était opposée à la participation du parti au scrutin du 17 décembre dernier. La hiérarchie du parti a dû faire recours à un vote pour départager les avis. Les tenants du boycott avaient obtenu 13 voix contre 16 pour ceux qui étaient favorables à la participation de l’UPG à ce scrutin.

Les militants du PDG vivent encore sous le choc de la disparition de leur leader charismatique, Pierre Mamboundou, mort le 15 octobre dernier à Libreville des suites d’une crise cardiaque. Le deuil national décrété par le bureau du parti à la suite de ce décès s’achève au mois de janvier 2012. La déroute électorale de leur parti aux législatives de 2011 est considérée par beaucoup comme un second deuil qui frappe l’UPG en l’espace de 2 mois.