Gabon : l’opposition menace de boycotter les locales de 2013

Au cours d’une rencontre avec la presse, samedi 23 juin à Libreville, les dirigeants de l’opposition regroupés au sein de l’alliance pour le changement et la restauration (ACR), ont menacé de boycotter les locales de 2013 si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Ils réclament leur intégration dans toutes les phases du processus de biométrisation du fichier électoral.

(De notre correspondant)

Maître Louis Gaston Mayila, au nom de ses pairs de l’opposition a déclaré samedi 23 juin que le gouvernement ne respecte pas les décisions prises lors des concertations avec la classe politique, notamment en ce qui concerne la biométrisation du fichier électoral. C’est pour marquer leur mécontentement que les opposants ont donc annoncé leur décision de ne pas participer aux élections locales de 2013 s’ils ne sont pas invités à participer activement à ce processus de mise en place de la biométrie.

Louis Gaston Mayila, porte-parole de l’opposition a souligné que les opérations de biométrisation de ce fichier électoral, lancées actuellement se font en violation des textes de loi. Cela rend difficile, selon lui, la protection des données à caractère personnel. Les opposants estiment également que le nouveau processus électoral doit impérativement intégrer l’authentification des électeurs dans les bureaux de vote afin de garantir la sincérité et la crédibilité du vote. « La paix et la stabilité de notre pays en dépendent », ont lancé les dirigeants de l’opposition gabonaise.

Les opposants ont également évoqué les questions liées à la cherté de la vie, aux problèmes de logement et à la grande insécurité dans les villes gabonaises, sans proposer de solutions.

Ce n’est pas la première fois que les leaders de l’opposition menacent de boycotter les élections dans le pays. En 2011, lors des élections législatives, ils sont montés au créneau avec la même exigence quant à la biométrisation du fichier électoral, mais à la dernière minute, divisés, ils ont accepté d’aller aux urnes. Le parti au pouvoir leur avait alors infligé une sévère défaite politique en raflant plus de 110 sièges sur les 120 que comptent l’Assemblée nationale.

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