NYF Africa : la parole aux femmes

Dans le prolongement du NYF Africa, la Fondation Cecilia Attias pour les femmes, en partenariat avec la fondation de la Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a organisé ce lundi le forum « Dialogue pour l’action en Afrique », un forum de réflexion consacré à la cause de la femme africaine, en présence de nombreux décideurs politiques et hommes d’affaires.

(De notre correspondant)

Avant de se lancer dans la proposition de solutions aux problèmes qui touchent la femme africaine, la Première dame du Gabon, l’épouse de Richard Attias, ainsi que leurs invités ont d’abord fait un bilan de la situation : la femme africaine est confrontée à des difficultés liées entre autres à l’analphabétisme, aux préjugés, à la sous représentativité dans les instances de décision, à la pauvreté et à l’absence d’initiative dans le secteur des affaires.

« Beaucoup reste à faire »

Elles ont également évoqué les problèmes en lien avec la faiblesse des systèmes de santé et de soins maternels. En bref, selon Sylvia Bongo Ondimba, « beaucoup reste à faire pour améliorer » le statut socio-économique de la femme africaine. Il faut la replacer au cœur du développement du continent. « Elle est le visage d’un développement durable. Elle est le socle de nos sociétés, celle qui façonne l’avenir de nos pays et dessine les contours du monde de demain », a soutenu la première dame du Gabon.

Parmi les solutions proposées par les experts et les responsables de la société civile, figure en bonne place la promotion de l’éducation des jeunes filles. « Etant plus instruites, elles pourront mieux participer au développement de leurs pays. (…) Il faut lancer des campagnes de sensibilisation pour une éducation massive des jeunes filles », ont suggéré les présidentes d’ONGs, invitant les décideurs politiques et financiers à prendre leurs responsabilités. « La balle est actuellement dans votre camp », ont-elles lancé.

Comme autre solution, les participants à ce forum « Dialogue pour l’action en Afrique », il a été proposé d’augmenter le pouvoir d’achat des femmes avec un engagement accru dans l’entreprenariat commercial. Elles participeront de cette manière, selon Magatte Wade, femme d’affaires sénégalaise, à la croissance économique de leur peuple ce qui va augmenter en temps leurs possibilités d’épanouissement et leur foi en l’avenir.

L’appel a aussi été lancé aux chefs d’Etat du continent afin qu’ils pèsent de tout leur poids pour que la paix règne en Afrique, les femmes étant trop souvent les principales victimes des situations de conflits armés. Elles ont souhaité également que les chefs d’Etat prêtent une oreille attentive aux doléances de leurs peuples. « Je souhaite que mon mari soit à l’écoute de son peuple », a déclaré la femme de Paul Kagamé, le Président du Rwanda.

L’épouse de Richard Attias a remis à la fin de ce forum une enveloppe de 5 000 dollars à chacune des cinq ONGs dirigées par les femmes africaines. Ces organisations travaillent dans des domaines tels que la lutte contre la traite des enfants, la promotion de l’éducation chez les jeunes filles, la santé et la formation ainsi que la réinsertion des femmes dans le tissu socio-économique.

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