Gabon – Egypte : visite d’Etat et accords commerciaux

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En marge de la visite d’Etat du Président égyptien Al Sissi au Gabon, la ministre gabonaise de la Promotion des Investissements Privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie, Madeleine Berre et le Ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie, Tarek Kabil, ont signé un accord commercial important pour le développement des relations économiques entre les deux pays.

La Ministre gabonaise de la Promotion des Investissements Privés, du Commerce, du Tourisme et de l’industrie, Madeleine Berre et le Ministre du Commerce et de l’Industrie de la République Arabe d’Egypte, Tarek Kabil ont paraphé ce 16 août à Libreville, un accord commercial d’une durée de 5 ans.
L’Accord signé ce mercredi à Libreville abroge l’Accord signé à Libreville en 1978. Il vise le développement du volume des échanges commerciaux entre les deux pays. Il concerne le commerce des biens et des services et l’élaboration et la mise en œuvre de projets de coopération économique et commerciale.

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Pour y arriver, les deux Parties encouragent la coopération entre leurs Chambres de Commerce, leurs organisations patronales, leurs Chambres industrielles et les organisations de promotion des investissements.
Le texte prévoit également la facilitation de la participation de l’autre partie aux foires, salons et expositions commerciales et l’autorisation d’importer et d’exporter en franchise de droits et taxe de douane des produits et articles déterminés.

Les deux Parties prévoient la création d’un Comité Commercial Mixte chargé du suivi de l’exécution de l’Accord.

L’Accord ainsi conclu pour une durée de 5 ans est renouvelable par tacite reconduction pour des périodes similaires. Il entre en vigueur dès la date de la dernière notification confirmant l’accomplissement des procédures internes propres à chaque pays.

Pour le Gabon, qui s’est lancé dans une politique de diversification et d’industrialisation de son économie en vue de dynamiser ses exportations, les avantages à tirer de cet accord sont considérables, notamment dans certains secteurs hors pétrole tels que le bois, la pêche et l’agro-alimentaire.

L’Egypte est un grand importateur de bois scié avec une demande annuelle de 1,09 milliards de dollars. Le Gabon, qui se place au 4ème rang des fournisseurs africains de produits issus de la transformation du bois en Egypte, pourrait potentiellement se hisser au 2ème rang à travers cet accord. La transformation du bois au Gabon a connu une évolution positive depuis l’application en 2009 de la mesure d’interdiction de l’exportation de bois en grume. Les exportations de produits semi-finis ont connu une hausse de 11% et le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de 5,2% de même que le nombre d’unités de transformation.

S’agissant de la pêche, les importations annuelles de crustacés en Egypte représentent 100 millions de dollars avec pour principal fournisseur en Afrique la Tunisie. Le Gabon, qui exporte ses crustacés vers Hong Kong, l’Irlande et le Congo, a l’opportunité d’ajouter l’Egypte parmi les importateurs de ses ressources halieutiques.
Concernant l’agro-alimentaire, la SUCAF (société gabonaise) qui produit 27 000 tonnes de sucre par an pourrait bénéficier, à travers l’accord, d’un investissement égyptien – l’Egypte figure parmi les plus grands producteurs africains – pour accroître ses capacités de production et répondre à la demande locale qui s’élève à 35 000 tonnes par an. Les 8000 tonnes supplémentaires qui permettent de combler ce déficit d’offre proviennent de l’étranger.
Le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays concerne également le ciment et les ressources minières.

Dans le cadre de ce nouvel accord, le développement des échanges commerciaux entre le Gabon et l’Egypte se basera sur des co-investissements, des investissements directs et des partenariats publics privés.