Gabon : cinq tonnes d’ivoire détruites pour protéger les éléphants

Pour marquer sa volonté et sa détermination de faire du Gabon un leader dans la protection des écosystèmes et de la faune, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a procédé mercredi à la destruction par le feu de 5 tonnes d’ivoire saisies au cours des cinq dernières années par les conservateurs mandatés dans les parcs nationaux, avec le soutien des éléments des brigades du ministère des Eaux et forêts.

(De notre correspondant)

C’est le président de la République, Ali Bongo Ondimba qui a procédé lui-même mercredi à l’incinération de cinq tonnes d’ivoire à la Cité de la démocratie à Libreville. Ce qui représente en moyenne cinq mille éléphants tués. Le chef de l’Etat gabonais a voulu par cet acte montrer sa détermination à lutter contre le braconnage des espèces animales protégées, particulièrement l’éléphant de la forêt équatoriale. Il s’agit aussi d’encourager les conservateurs à s’engager résolument dans la lutte sans merci contre les trafiquants d’ivoire et d’autres espèces protégées.

« Nous avons monté aujourd’hui au-delà de la symbolique du geste que c’est tolérance zéro en matière de lutte contre le braconnage au Gabon », a déclaré le chef de l’Etat gabonais, invitant la communauté internationale à rejoindre son pays dans la croisade contre les trafiquants d’ivoire qui ont installé des réseaux très huilés dans la sous région du bassin du Gabon, très riche en faune et en flore.

Une lutte ardue contre le braconnage

Le Gabon, qui consacre 11% de son territoire aux parcs nationaux, reçoit l’aide de la communauté internationale dans la lutte contre le braconnage et la protection des écosystèmes. En deux ans, l’agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a reçu 8 milliards de FCFA pour le financement de ses activités. Sept milliards de FCFA sont attendus en 2013.

De nombreux emplois sont créés chaque année par l’ANPN, en vue de renforcer le capital humain dans les secteurs de la conservation des forêts et de la lutte contre le braconnage.

Rappelons qu’en avril 2011, les agents des parcs nationaux ont découvert 27 carcasses d’éléphants dans les savanes de la Réserve de Wonga Wongué, située entre Libreville et Port-Gentil. Selon des sources officielles, entre cinquante et cent éléphants sont tués chaque jour dans le pays. Le Gabon aurait perdu jusqu’à 80% des éléphants de forêt en deux décennies.

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