Gabon : Ali Bongo, fin de la polémique ?

Le Président du Gabon, Ali Bongo

Au Gabon, la polémique autour du président de la République, Ali Bongo Ondimba, serait-elle en passe d’être derrière les Gabonaises et les Gabonais. Et pourquoi ?

La polémique au Gabon, articulée, depuis près d’un an, autour de la santé du Président Ali Bongo Ondimba, pourrait prendre fin, si l’on se réfère aux dernières informations concernant le dirigeant de ce pays d’Afrique Centrale, notamment sa récente sortie publique. C’était samedi 5 octobre dernier, au stade Nzeng Ayong de Libreville, lors de la rencontre de clôture de la tournée du directeur de Cabinet du dirigeant gabonais, Brice Laccruche Alihanga, alors qu’Ali Bongo s’invitait à la cérémonie. Le chef de l’Etat gabonais, relate la presse, a même pris la parole pour rassurer son peuple.

« Vous ne savez pas quelle joie ça peut être pour moi de me trouver parmi vous. C’est incroyable, j’ai rêvé de ce jour depuis plusieurs temps et c’est arrivé. Il faut remercier Dieu, et puis je tiens à remercier vous tous pour le soutien que vous m’avez apporté. Je vous dis que maintenant, je suis là et je suis là. J’ai tellement de choses à vous dire et finalement, je ne dirai rien parce que je veux moi aussi participer à la fête. Merci pour m’avoir invité, je suis là aujourd’hui et je serai toujours là », a rassuré Ali Bongo, qui aurait même esquissé quelques pas de danse pour confirmer sa bonne forme physique.

Il s’agissait là, de la toute première prise de parole en public d’Ali Bongo, depuis son retour au Gabon, le 23 mars dernier, après près de cinq mois passés à l’étranger pour tenter de retrouver sa bonne santé, suite à un accident vasculaire cérébral dont il a été victime le 24 octobre 2018, à Riyad, en Arabie Saoudite. Avec cette sortie d’Ali Bongo qui a donné une nouvelle preuve de sa bonne santé, les Gabonaises et les Gabonais pourraient être amenés à clore, pour de bon, le débat sur la santé de leur Président dont la capacité à diriger le pays a été remise en cause, à plusieurs reprises.