Gabon : 250 milliards pour financer la politique sociale

Le Président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a annoncé samedi, lors de la clôture des premières assises sociales, la mise à disposition sur trois ans d’une enveloppe budgétaire de 250 milliards de francs CFA, afin de financer les projets à caractère social.

(De notre correspondant à Libreville)

Deux cent cinquante milliards (250) de francs CFA seront dégagés en trois ans par le gouvernement, dans le cadre du financement de la politique sociale, a annoncé samedi le Président gabonais. Cette enveloppe budgétaire servira concrètement à la réalisation des filets de protection économique et transferts solidaires, ainsi que le développement des activités génératrices de revenus. Sans oublier la mise en place d’un fonds de micro-crédit, l’amélioration du service public et la création d’emplois.

Prise en charge à 100% des malades atteints du cancer

« Il faudra apporter ces aides aux populations gabonaises les plus vulnérables pour mieux les protéger, mieux les loger, mieux les nourrir et mieux les soigner, afin de leur rendre leur dignité, mais aussi les rendre plus autonomes, pour qu’elles deviennent de véritables acteurs du développement de notre pays », a souligné Ali Bongo Ondimba.
Dans le secteur de la santé, le chef de l’Etat gabonais a promis des mesures fortes. Notamment la prise en charge à 100% des malades atteints du cancer et ceux vivant dans une grande précarité, ainsi que la prise charge totale des frais médicaux aux urgences médicales les premières 24 heures, lorsque le pronostic vital est engagé pour tous les Gabonais, qu’ils soient assurés ou non. Dans le même sens, Ali Bongo Ondimba a décidé d’augmenter les allocations familiales aux personnes économiquement faibles dès le mois de juin 2014.

Un contrat d’apprentissage jeunesse obligatoire

A l’endroit des jeunes, le président de la République a décidé, pour améliorer leur employabilité de la restructuration sans délai de l’office national de l’emploi, avec le recensement et l’établissement d’une cartographie du chômage, ainsi que l’instauration d’un contrat d’apprentissage-jeunesse obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Par ailleurs le chef de l’Etat gabonais a préconisé le retour à la terre comme moyen de lutte contre le chômage, la pauvreté et la dépendance alimentaire chronique du pays vis-à-vis de l’extérieur. « La terre ne ment pas et vous rend au centuple ce que vous lui confiez. L’agriculture, grande pourvoyeuse d’emplois, doit donc nous permettre de réduire notre dépendance alimentaire. Son développement est un impératif et une priorité nationale », a lancé Ali Bongo.

Le chef de l’Etat gabonais a enjoint le Premier ministre, le professeur Daniel Ona Onda, d’impliquer rapidement le gouvernement pour la réalisation des engagements pris et la mise en place d’un arsenal juridique et réglementaire devant sous-tendre les réformes annoncées.