François Fillon en Algérie

Le Premier ministre français,François Fillon, est arrivé ce samedi à Alger pour une visite de deux jours. Il a signé avec son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil et un accord de coopération militaire. Il veut aussi convaincre le président Bouteflika d’adhérer à la future Union méditerranéenne.

Notre correspondant en Algérie

Le Premier ministre français François Fillon a signé samedi, à Alger, deux accords de coopération dans les domaines militaire et du nucléaire civil.
Les documents, complétés par une convention sur la banque et les assurances visant à améliorer le climat des affaires, ont été cosignés par les ministres algériens et français concernés en présence du chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem. « En signant ces deux textes, nos deux pays ont scellé un vrai brevet de confiance à long terme », a déclaré M. Fillon.

La première visite d’un Premier ministre français depuis 22 ans intervient à un moment où le projet de l’union pour la Méditerranée, en gestation depuis plusieurs années attend sa concrétisation sur des bases solides. L’Algérie, pour des raisons géostratégiques, est considérée comme un partenaire d’une importance qui n’est pas des moindres.

L’Algérie, qui pense déjà à l’après pétrole, compte sur son partenaire français dans le domaine du nucléaire civile. Elle attend beaucoup aussi de leur coopération militaire pour faire face aux défis du siècle, notamment ceux liés au terrorisme qui ensanglante de plus en plus le peuple algérien.

Convaincre le gouvernement algérien de participer au Sommet de Paris le 13 juillet prochain et d’adhérer à la future organisation méditerranéenne est l’un des objectifs de M. Fillon, qui a été précédé par Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Bernard Kouchner et Anne-Marie Idrac dans ce pays du Maghreb.

La conclusion de deux accords de coopération dans les domaine du nucléaire civile et militaire était déjà annoncée par le président Nicolas Sarkozy lors de sa visite d’État en Algérie en décembre dernier. Une position qui explique le réchauffement des relations bilatérales entre les deux pays pour qui le volet lié à la libre circulation des personnes reste décisif. Ce point tarde cependant à connaître une issue positive, à la hauteur des aspirations des deux.

Quant à la visite du président Bouteflika à Paris pour prendre part au sommet sur l’union méditerranéenne, rien n’indique un refus définitif. Elle est toujours entourée d’un flou et d’un suspense entretenu par les différentes sorties médiatiques d’Abdelaziz Belkhadem qui n’exclut pas jusqu’à ce jour la participation de l’Algérie au rendez vous. François doit s’entretinir dimanche avec le chef d’Etat algérien.