Dominique Desseigne est le père de Zohra Dati, selon la justice

La justice a tranché ce mardi en déclarant l’homme d’affaires Dominique Desseigne comme étant le père de Zohra, la fille de Rachida Dati.

Zohra, la fille de Rachida Dati, a officiellement un père depuis mardi 7 octobre. En effet, après deux ans de procédure, le tribunal de grande instance (TGI) de Versailles a attribué à Dominique Desseigne la paternité de Zohra, aujourd’hui âgée de cinq ans et demi. « La décision est humainement et juridiquement irréprochable », a réagi l’avocate de Mme Dati, Me Christelle Guillot-Bouhours.

Le PDG du groupe de casinos Lucien Barrière a également été condamné à verser une pension alimentaire mensuelle de 2 500 euros, « au titre de la contribution pour l’entretien et l’éducation de l’enfant », selon un extrait du jugement obtenu par l’AFP. Cette somme est rétroactivement exigible à compter de décembre 2013 et assortie d’une exécution provisoire, c’est-à-dire malgré l’appel de M. Desseigne, selon une source judiciaire. Ce dernier entend effectivement former un recours contre cette décision.

Dominique Desseigne ne s’est jamais soumis aux tests ADN ordonnés par le tribunal en décembre 2012. L’homme d’affaires avait justifié ce refus d’analyses « au nom du doute raisonnable », évoquant la multiplicité des relations de Rachida Dati lors de son aventure avec lui. Du point de vue du droit français, même si aucun citoyen n’est obligé de se soumettre à des tests de paternité, de son côté la justice n’a pas besoin d’analyses AND pour déclarer une paternité.

Dans cette affaire, la justice a estimé que « le simple fait de se soumettre à une expertise génétique ne pouvait constituer à lui seul la preuve » de la paternité de l’enfant, et a donc recherché d’« autres éléments de preuve », qui n’ont pas été dévoilés. Pour le tribunal, « le refus de M. Desseigne de se soumettre à l’expertise n’apparaissait pas cohérent et conduisait à penser qu’il était le père de l’enfant ».

Rachida Dati a donné naissance à sa fille le 2 janvier 2009, alors qu’elle était garde des Sceaux. A l’époque, sans compagnon officiel, la grossesse de Mme Dati avait alimenté de nombreuses spéculations dans la presse sur le nom du père de la fillette.