Franc CFA/ECO: l’activiste Kemi Seba appelle à intensifier la contestation pour 2021

Kemi Seba

La sortie médiatique de  Kemi Seba sur les contestations de la monnaie « Eco » défraie la chronique. Au cours de son émission hebdomadaire diffusée sur VoxAfrica, l’activiste franco-béninois appelle à l’intensification des mouvements de contestation de cette monnaie en Afrique de l’Ouest.

A quelques jours du début de 2021, année décisive dans la mise en circulation de la monnaie « Eco » en Afrique de l’Ouest, l’activiste et icône du souverainisme africain, Kemi Seba appelle à la contestation de cette monnaie, qui, selon lui est un « énième manque de respect caractérisé de nos élites africaines à l’égard du peuple ».

Au cours de son émission hebdomadaire diffusée sur VoxAfrica, cet activiste a encouragé les africains à l’intensification des mouvements de contestation contre cette monnaie. « Pour 2021, intensifions la lutte contre cette monnaie toujours coloniale ». Connu pour son franc-parler, le président de l’organisation Urgences Panafricanistes va plus loin et appelle à « brûler les billets de la nouvelle monnaie dès leur mise en circulation », renchérit-il.

Selon lui, cette monnaie révèle du piratage de l’Eco, ce projet datant des années 1960, visant à mettre en circulation une monnaie unique dans quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « C’est une transformation cosmétique du Cfa en Eco. La mise en circulation de cette monnaie est un vol de la propriété intellectuelle , économique et industrielle de la communauté d’Afrique de l’Ouest. Cette monnaie vise à maintenir la domination française sur les intérêts africains ».

Rappelons que Kemi Seba et son ONG Urgences Panafricanistes ont relancé, à travers de nombreuses mobilisations en Afrique francophone, la contestation contre le Franc CFA et la Françafrique. À la suite de manifestations et opérations politiques coups de poing contre le néocolonialisme, Kemi Seba est devenu personna non grata auprès de nombreux dirigeants africains. Il est aujourd’hui interdit d’accès dans 4 pays.