Niger : les fortes inondations font 8 morts

Les inondations se font de plus en plus fréquentes au Niger. A tel point qu’elle provoque la mort. Les inondations ont fait au moins 8 morts et 2 000 sans-abri au courant du mois d’août. L’on redoute que ces inondations provoquent l’invasion de criquets dans le pays.

Les inondations au Niger, en plus des dégâts matériels, ont causé la mort de huit personnes, dont des enfants, depuis le début du mois. Ces inondations ont également fait 2 000 sinistrés, d’après un nouveau bilan rendu public ce mardi.

Un lourd bilan

Selon le maire de la commune de Dan-Issa dans la région de Maradi, quatre jeunes filles âgées de 2 à 5 ans sont mortes ensevelis dans leur maison, ce dimanche. D’autres villes du pays font état de morts du fait des inondations. Ainsi à Agadez, la chute d’un mur a causé la mort d’une fillette de 5 ans, des torrents ont emportés un militaire. Les enfants ne sont pas épargnés par ces inondations, ils en sont les premières victimes. Deux autres fillettes âgées de 3 et 5 ans ont péri ce dimanche dans l’effondrement de leur maison dans le village de Zinder où 135 millimètres de pluies sont tombés en quelques heures, a rapporté la radio privée Anfani. Les inondations ont fait de nombreux blessés, dont deux femmes enceintes à Zinder et Maradi. Elles ont également laissé plus de 2 000 personnes sans abris, dont plus d’un millier dans la seule ville de Maradi et quelque 300 à Agadez, selon les autorités locales. Les sinistrés quant à eux, ont été relogés dans des écoles.

Risque d’invasion de criquets

En outre, les inondations survenues depuis le début du mois d’août risquent de provoquer une « invasion massive » de criquets pèlerins. « Des effectifs importants de criquets, tous stades de développement confondus, sont observés dans le Nord désertique nigérien, allant des ailés de 500 à 750 individus par hectare aux larves de 1 000 à 7 200 par hectare », a indiqué ce dimanche le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU, dans son dernier bulletin publié à Niamey. « Il s’agit d’un signe évident que les criquets sont en train de se reproduire de façon échelonnée dans les foyers les plus actifs du pays », prévient l’agence onusienne. Actuellement, la campagne agricole bat son plein au Niger, pays très sec, souvent confronté à de sévères crises alimentaires du fait de la sécheresse ou des dégâts causés par les criquets.