Football : le synopsis du documentaire « Des noirs en couleur »

Des noirs en couleur est un documentaire qui sera diffusé sur Canal+ le 1er juin 2008. Il retrace l’histoire des joueurs noirs (africains et antillais) en équipe de France de Football.

Le film s’ouvre sur le premier volet dédié à « L’Araignée noire » (1931-1944), surnom donné au Guyano-Sénégalais Raoul Diagne, devenu le premier joueur noir à être appelé en Équipe de France et reconnu comme un des joueurs les plus talentueux de son époque. Dans le même temps, le père de ce dernier (Blaise Diagne) inaugure l’Exposition coloniale de 1931 à Paris et les arrière-grands-parents de Christian Karembeu sont exhibés, comme des cannibales, aux yeux des Français au bois de Boulogne, puis au bois de Vincennes.

Le second volet est consacré au célèbre joueur marocain Larbi Ben Barek, baptisé « La Perle noire » (1945-1954), qui illustre avec Raoul Diagne la première génération, celle du « temps des colonies ».

Avec les années 1950, le processus des indépendances dans les colonies est amorcé. C’est dans ce contexte que s’ouvre le troisième volet, celui des « Précurseurs » (1954-1963) avec deux joueurs d’exception : l’Antillais Xercès Louis, surnommé « El Negro volant », et le franco-béninois Lucien Cossou, premier joueur noir né en métropole, à Marseille.

Quelques années plus tard, au lendemain des indépendances, on voit émerger une nouvelle génération illustrant notre quatrième volet, « Les Martiniquais » (1963-1970) incarné par deux joueurs, Paul Chillan et Daniel Charles-Alfred. En 1969, le nouveau sélectionneur, Georges Boulogne, affirme que l’avenir des Bleus se trouve dans ces joueurs « noirs »… Une nouvelle génération s’annonce.

Après la Coupe du monde de 1966, débute une longue traversée du désert avant qu’un joueur antillais ou africain ne fasse de nouveau partie des Bleus. Il faudra attendre 1971 pour voir l’arrivée du célèbre Antillais Marius Trésor en Équipe de France. Il en deviendra une des figures incontournables. Il formera, deux ans plus tard, avec Jean-Pierre Adams, né au Sénégal, « La Garde noire » (1971-1979), qui compose notre cinquième volet. Avec les Stéphanois Jacques Zimako de Nouvelle-Calédonie, et Gérard Janvion des Antilles, ils contribueront à sortir le football français de sa torpeur. Ils symbolisent, aussi, une nouvelle génération, celle de l’immigration des années 1970 en provenance d’Afrique noire et des Antilles.

Le film plonge ensuite dans le sixième volet intitulé « L’Armature noire » (1980-1986), qui marque les années 1980 avec une formidable victoire en Coupe d’Europe en 1984, après un parcours exceptionnel en Coupe du monde 1982. Le temps des succès…

Le septième volet, qui compose ce film, est celui de « La Génération Black » (1986-1996) avec des noms prestigieux comme Bernard Lama, Christian Karembeu, Lilian Thuram, Jocelyn Angloma, Patrice Loko, Jean-Pierre Cyprien et le Camerounais Bruno N’Gotty. Une génération mythique qui prépare les Bleus aux victoires de 1998 et 2000.

Le huitième volet, symbole de la diversité et de l’intégration avec les deux inoubliables victoires successives en Coupe du monde de 1998 et à l’Euro 2000 de l’Équipe de France, est celui de la génération « Black, Blanc, Beur » (1997-2004), qui a fait rêver tous les Français.

C’est avec cette nouvelle génération que le neuvième volet, baptisé « Retour aux origines » (2005-2010), conclut le film. Faisant suite au match évènement qui eut lieu aux Antilles en 2005, ce dernier volet s’attache à dévoiler un pan de l’odyssée africaine qui se prépare pour 2009 (une tournée des Bleus en Afrique noire francophone en 2009, une première historique…) et surtout la Coupe du monde organisée en 2010 en Afrique du Sud, pour la première fois sur le continent africain.

Un film qui rend hommage à Jean-Pierre Adams.

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