Flora Gomes récompensé

Le dernier film du Bissau-guinéen Flora Gomes, Nha Fala, a reçu la bourse francophone de promotion internationale qui récompense les oeuvres de réalisateurs francophones du Sud. Ce prix est exclusivement affecté au financement d’opérations de promotion.

Nha Fala, le dernier film de Flora Gomes avec Fatou N’Diaye, a raflé la mise de 80 000 euros de la bourse francophone de promotion internationale des films du Sud. Il concourait avec huit autres oeuvres, dont Satin Rouge de la Tunisienne Raja Amari, Kabala du Malien Assane Kouyaté ou encore Heremakono, en attendant le bonheur du Mauritanien Abderrahmane Sissako.

Présenté en première mondiale au Festival de Venise 2002, Nha Fala est le quatrième long métrage de ce réalisateur bissau-guinéen. L’un des deux cinéastes du pays.  » Le film est une comédie musicale. C’est une des premières fois que ce genre est abordé par un réalisateur africain « , s’enthousiasme Jean-Claude Crépeau, directeur du cinéma et des médias de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et président de la Commission de sélection des lauréats.

Soutenir une carrière commerciale

Créée il y a trois ans, cette bourse qui récompense chaque année un film de moins d’un an produit par un réalisateur francophone du Sud, est exclusivement affectée au financement d’opérations de promotion au sens large.  » Ce prix permet de financer toute opération décidée par le producteur du film ou le distributeur, s’il en existe un, pour faire connaître le film, le distribuer sur de nouveaux territoires, réaliser divers outils promotionnels, etc. « , précise Jean-Claude Crépeau.

En 2000, le prix avait été accordé au film ivoirien Adanggaman de Roger M’Balla et en 2001 à celui de Dany Kouyaté, Sia, le Rêve du python. L’octroi de ce dispositif de soutien avait permis à ces oeuvres de poursuivre une belle carrière dans les festivals internationaux. Chaque année, le jury délivre également une mention spéciale. Cette fois-ci, l’aide de 40 000 euros a été attribuée au film tchadien Abouna, notre père de Mahamat-Saleh Aroun, sur un programme spécifique de distribution en Afrique de l’Est, de l’Ouest et dans le pourtour méditerranéen.

Visiter le site.

Lire aussi la critique du film.

Édition 2002 – Les huit films en compétition

Abouna de Mahamat-Saleh Haroun, Tchad

Bedwin Hacker de Nadia El Fani, Tunisie

Heremakono, en attendant le bonheur de Abderrahmane Sissako, Mauritanie

Kabala d’Assane Kouyaté, Mali

Nha Fala de Flora Gomes, Guinée Bissau

Satin rouge de Raja Amari, Tunisie

Le Prix du pardon de Mansour Sora Wade, Sénégal

Le Fleuve de Mama Keïta, Guinée