Fillette tuée à Berck : le compagnon parle d’une « femme magnifique qui a nourri l’enfant au sein »

Émoi, consternation, aucun qualificatif n’est de trop pour signifier ce que vivent les populations de Berck-sur-Mer, notamment le compagnon de la femme, à l’annonce de la mort par noyade de la fillette de 15 mois, abandonnée « exprès » sur la plage par sa propre mère.

Au moment où la population de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) tente d’effacer ces mauvais souvenirs de cette fillette tuée par sa propre mère qui l’a abandonnée sur une plage déserte avant qu’elle ne soit emportée par les eaux glaciales de ce début d’hiver, le compagnon de la femme confie que le femme mise en examen « était une mère magnifique…».

Dans des déclarations au Parisien, ce dimanche, Michel, 63 ans, décrit comme complètement perdu par le journal, a d’emblée fait savoir qu’il était « effondré ». « Elle l’a nourrie au sein. C’était une mère magnifique. C’est incroyable », a confié le compagnon de la femme d’origine sénégalaise. Cette femme qui, selon l’AFP, est passée aux aveux lors de sa garde-à-vue, a été mise en examen et écrouée pour assassinat, samedi, à Boulogne-sur-Mer.

Entendu samedi par la police, le sexagénaire n’a pas été mis en cause, preuve qu’il n’était pas au courant des intentions criminelles de sa compagne, relève le journal auquel l’homme a raconté avoir « tout découvert vendredi soir, après l’interpellation » de la mère et « ne pas avoir eu connaissance des appels à témoins, de la diffusion de la photo de sa compagne et de tout le tapage médiatique autour de cette découverte macabre ». « Je ne regarde pas la télévision et quand c’est le cas, seulement des chaînes internationales », explique cet artiste qui vit dans un atelier de Saint-Mandé (banlieue de Paris) qu’il partageait depuis une douzaine d’années avec sa compagne, selon Le Parisien.

Sur l’absence de la fillette Adélaïde, 15 mois, l’artiste certifie que « sa mère m’avait expliqué qu’elle l’avait confiée pour quelques jours à sa propre mère au Sénégal. Je l’ai crue. Aujourd’hui, je m’en veux de ne pas l’avoir accompagnée pour m’en assurer ».