Fête du Trône au Maroc : que retenir des 27 ans de règne de Mohammed VI


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Fête du Trône Mohammed VI du Maroc
Fête du Trône Mohammed VI du Maroc

À l’occasion du 27ème anniversaire de son accession au Trône, Mohammed VI a dressé le bilan de son règne dans son discours du 29 juillet 2026. Le souverain a mis en avant les performances économiques, industrielles et diplomatiques du Maroc, ainsi que les projets engagés dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, du tourisme et des infrastructures. Il a également insisté sur la stabilité institutionnelle du royaume, la diversification des partenariats internationaux et la poursuite des réformes économiques et sociales.

Le Maroc célèbre ce 30 juillet 2026 la Fête du Trône, marquant les 27 années de règne de Mohammed VI. À cette occasion, le roi a prononcé son traditionnel discours à la nation, revenant sur les principales évolutions enregistrées depuis son accession au pouvoir en 1999. Le dirigeant a présenté les résultats obtenus dans plusieurs secteurs et exposé les orientations retenues pour la poursuite du développement du Royaume.

Une économie portée par l’industrie et les investissements

Le souverain a indiqué que les réalisations enregistrées reposaient sur une vision de long terme fondée sur le développement économique, la stabilité des institutions, le renforcement de la souveraineté nationale et l’ouverture sur les partenariats internationaux. Il a également évoqué les perspectives économiques et les priorités fixées pour les prochaines années. Dans son intervention, Mohammed VI a indiqué que le taux de croissance du Maroc avait atteint près de 4,9% en 2025 et qu’un niveau comparable était attendu pour 2026.

Le roi a également évoqué une campagne agricole favorable, estimant qu’elle contribuait au renforcement de la sécurité hydrique et alimentaire du pays. Le roi a souligné le développement des secteurs industriels, notamment l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et les industries agroalimentaires. Selon lui, le Maroc est devenu le premier exportateur automobile du continent africain avec une capacité de production annuelle proche d’un million de véhicules.

Hydrogène vert, défense et souveraineté industrielle

Les filières automobile et aéronautique représentent désormais plus de 40% des exportations nationales. Mohammed VI est également revenu sur les investissements consacrés aux nouvelles filières industrielles. Il a cité le lancement de nouvelles unités de production aéronautique, le développement d’une industrie nationale des batteries électriques ainsi que le déploiement de projets liés à l’hydrogène vert. Le roi a aussi annoncé la poursuite du renforcement de la souveraineté industrielle à travers les secteurs agroalimentaire, pharmaceutique, de la défense et de la cybersécurité.

Selon le dirigeant, les industries agroalimentaires et pharmaceutiques couvrent désormais près de 80% des besoins nationaux. Le discours royal fait également état des résultats enregistrés dans le secteur touristique. Mohammed VI a indiqué que le Maroc avait accueilli près de 20 millions de visiteurs en 2025, un niveau présenté comme inédit pour le royaume. Le souverain a rappelé la poursuite des programmes de généralisation de la protection sociale et insisté sur la nécessité d’accélérer les projets de développement territorial dans l’ensemble des régions.

Diplomatie et diversification des partenariats

Mohammed VI a également appelé le secteur financier à soutenir davantage les investissements, les petites et moyennes entreprises, l’innovation, l’industrialisation et les exportations. Le roi a affirmé que le Maroc occupait désormais une position d’acteur international reconnu et recherchait des partenariats économiques fondés sur la coopération et les intérêts communs. Il a indiqué que cette stratégie reposait sur la diversification des relations extérieures du royaume.

Le souverain a estimé que les progrès réalisés dans les domaines économique et social résultaient d’une dynamique engagée sur plusieurs années. Il a exprimé le souhait que le prochain gouvernement, issu des futures élections législatives, poursuive les réformes et les grands projets engagés afin d’assurer la continuité du développement du pays.

Crise migratoire à Ceuta : une forte pression sur l’enclave espagnole

Dans son discours du Trône, Mohammed VI a également mis en avant la stabilité du royaume et le renforcement de son rôle sur la scène régionale et internationale. Ces déclarations interviennent toutefois dans un contexte marqué par une forte pression migratoire au nord du pays. Depuis plusieurs jours, les côtes marocaines bordant l’enclave espagnole de Ceuta sont le théâtre de nombreuses tentatives de traversée à la nage vers ce territoire espagnol situé sur le continent africain.

Selon les autorités espagnoles, plus de 1 500 personnes ont tenté ou réussi à rejoindre Ceuta en l’espace d’une semaine. Les candidats au départ, majoritairement des Marocains mais aussi des ressortissants d’autres pays du Maghreb, quittent les plages de Fnideq et de Belyounech pour contourner les barrières frontalières. Cette situation a entraîné une saturation des capacités d’accueil de l’enclave, tandis que les opérations de secours se sont multipliées en mer.

La question migratoire parmi les principaux défis

Les autorités marocaines ont poursuivi leurs patrouilles maritimes et terrestres afin d’intercepter les candidats à l’émigration avant leur départ. De son côté, l’Espagne a mobilisé la Garde Civile, les équipes de sauvetage maritime et la Croix-Rouge pour faire face à l’afflux. La crise a également pris une dimension juridique après une décision du Tribunal suprême espagnol limitant les refoulements immédiats aux franchissements des clôtures terrestres, sans les étendre aux arrivées par voie maritime.

Cette poussée migratoire intervient alors que Mohammed VI a réaffirmé, dans son discours du Trône, la volonté de poursuivre les politiques de développement économique, de création d’emplois et de réduction des disparités sociales et territoriales. Au moment où le souverain présentait les résultats obtenus et les priorités pour les prochaines années, la situation observée à Ceuta a replacé la question migratoire parmi les principaux défis auxquels le royaume demeure confronté.

Malick Hamid
Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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