Face au double risque de l’EI et des vagues migratoires, l’Italie réclame l’aide de l’UE

L’Italie réclame que l’Union Européenne s’implique davantage face au double risque de l’avancée de l’Etat Islamique et des vagues migratoires.

Les migrants qui périssent en mer Méditerranée sont toujours aussi nombreux. Dimanche, 400 d’entre eux ont de nouveau été portés disparus après le naufrage de leur embarcation. Face à ce nouveau drame, l’Italie demande à l’Union Européenne un soutien « financier accru aux opérations de secours des migrants en Méditerranée et une réponse claire sur les lieux où ceux-ci, une fois secourus, doivent être conduits », a déclaré le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, dans une interview publiée ce jeudi matin par le quotidien Corriere della Sera.

Selon lui, « la surveillance et les secours en mer pèsent à 90% sur nos épaules : là-dessus, nous n’avons pas obtenu de réponse adéquate de l’Union Européenne », affirme le ministre. « Et puis, il y a un problème plus délicat : le secours en mer implique de savoir où les personnes secourues doivent être envoyées. Dans le port le plus proche ? Dans le pays de provenance du bateau qui les récupère ? L’UE doit répondre avec clarté », renchérit-il.

« Mais nous n’avons pas des mois devant nous. Le double risque de l’avancée de Daech (acronyme de l’Etat Islamique) et des vagues migratoires nous oblige à une course contre la montre », prévient le ministre.
Face à ces menaces, il a évoqué la possibilité « d’actions anti-terroristes ciblées par exemple dans le cadre de la coalition anti-Daech, d’actions contre le trafic d’êtres humains et de collaboration pour l’accueil des réfugiés avec les pays voisins ».

C’est de la Libye, plongée dans un profond chaos d’où partent les migrants. Le chef de la diplomatie italienne a plaidé pour un accord politique inter-libyen, comme le veut l’ONU, pour former un « gouvernement plus inclusif ».