Exposition virtuelle sur l’esclavage

« N’oublions pas que nous avons vaincu l’esclavage », c’est ainsi que s’intitule l’exposition virtuelle visible sur le site de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Lancée le 20 mars dernier, l’exposition retrace, en images et en prose, les origines et les conséquences de l’esclavage des Africains en Amérique. Elle s’inscrit dans le cadre des manifestations marquant 2004, Année internationale de commémoration de lutte contre l’esclavage et de son abolition.

« N’oublions pas que nous avons vaincu l’esclavage » est le titre plein d’espoir de l’exposition virtuelle inaugurée, le 20 mars dernier, par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). L’évènement s’inscrit dans le cadre des manifestations marquant 2004, déclarée par l’Unesco, Année internationale de commémoration de lutte contre l’esclavage et de son abolition. « Cette exposition virtuelle met l’accent sur le rôle central qu’a joué la Traite des esclaves dans la construction du monde moderne », peut-on lire sur le site de l’agence des Nations Unies. Ce à quoi l’on pourrait ajouter la construction d’une nouvelle civilisation, celle des Africains Américains, dont on découvre l’histoire à travers neuf thèmes illustrés par des documents écrits et picturaux. Concoctée par le Shomburg Center for Research in Black Culture, la New York Library et le projet de La route de l’esclave de l’Unesco, l’exposition est disponible en quatre langues : français, anglais, espagnol et portugais.

Un nouveau peuple, Afrique : la longue marche, la traite transatlantique, travail servile et systèmes esclavagistes en Amérique, lutte contre l’esclavage et abolition, vie de famille et développement social, religion, langue, alphabétisation et éducation et enfin culture expressive sont les thèmes, à travers lesquels, vous découvrirez, en images mais aussi en textes, les origines, le déroulement et les conséquences de l’esclavage en Amérique. Vous découvrirez également, au cours de votre navigation des choses que vous saviez déjà, mais vous en apprendrez indubitablement un peu plus sur l’esclavage.

Un document instructif

Ainsi, pendant cette période, les Africains mettent en place un système de valeurs culturelles, religieuses et sociales qui correspondent à leur nouvel environnement. Par exemple, en matière de religion, les esclaves d’Amérique latine et des Caraïbes procèdent à un syncrétisme religieux entre le christianisme et leurs anciennes pratiques religieuses. Alors que, ceux d’Amérique du Nord s’approprient et adaptent à leurs besoins la religion de leurs maîtres. Par ailleurs, les liens familiaux, encore très forts, une vingtaine d’années après l’abolition de l’esclavage – « 66 à 75% » des enfants vivent encore avec leurs deux parents – s’étioleront plus tard à la suite des conséquences sociales, économiques et politiques de ce retour à la liberté. Voici donc, brièvement, pour le côté instructif.

Côté esthétique, c’est un plaisir pour les yeux, à condition d’avoir le logiciel adapté (Flash): effets visuels, organisation flexible de la page, zoom (parfois insuffisant d’ailleurs)… vous rendent la navigation aisée et vous permettront de feuilleter des pages quelque peu douloureuses mais révolues de notre Histoire. Un point sur lequel le titre de cette exposition virtuelle insiste fort bien. A vos souris donc, pour une petite leçon d’histoire accessible aux enfants de 7 à 77 ans. Et cela pour le plus grand bien de notre espèce dont les moments d’égarement nous sont souvent très préjudiciables.