Exécutions sommaires au Burundi ?

Le porte-parole de la police du Burundi, le major Pierre Chanel Ntarabaganyi, a démenti, dimanche, les accusations d’exécutions sommaires de membres de l’opposition portées par l’Association pour la protection des personnes détenues et des droits humains (Aprodeh). « Ce n’est pas la première fois que le président de l’Aprodeh lance des propos incendiaires qui sont archi-faux », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, ajoutant que ces déclarations visaient à « salir les corps de défense et de sécurité ». Le président de l’Aprodeh, Pierre Claver Mbonimpa, avait accusé la police du Burundi d’avoir tué, au cours d’exécutions extra-judiciaires, 22 membres de l’ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL), aujourd’hui dans l’opposition. Selon le major Pierre Chanel Ntarabaganyi, toutes les personnes récemment tuées par la police l’avaient été au cours d’affrontements avec des « groupuscules armés », rapporte RFI.