Ethiopie : des inondations font près de 200 morts

Les inondations qui ont frappé la deuxième ville d’Ethiopie, Dire Dawa, dans la nuit de samedi à dimanche, ont fait 194 morts et 300 disparus, selon les derniers bilans. En 2005, des inondations semblables avaient causé la mort de 200 personnes et le déplacement de 260.000 autres dans la même région.

Dire Dawa compte ses morts. En à peine plus d’une heure et demi, dans la nuit de samedi à dimanche, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la deuxième ville d’Ethiopie, à 500 Km à l’Est d’Adis Abeba, ont fait sortir la rivière Dachatu de son lit. Routes, marchés, maisons, le torrent a tout emporté sur son passage. « Le bilan des morts à la suite des inondations causées par le débordement à Dire Dawa a atteint le nombre de 191 dimanche à 20H30 locales (17h30 GMT) » dont, « 39 étaient des enfants de moins de sept ans », a déclaré à l’AFP Getachew Asres, le commissaire de police de la ville. 300 personnes sont toujours portées disparues alors que 2 à 3 000 déplacés ont également été recensés.

« Lorsque j’étais sur le toit [de ma maison], j’ai vu des hommes, des femmes et des enfants être emportés par les flots et crier à l’aide », a témoigné auprès de l’AFP un homme qui a pu être secouru. La majorité des victimes seraient ainsi des enfants et des femmes surpris dans leur sommeil. La route principale qui mène de Dire Dawa à la capitale, Adis Abeba, a été coupée, de même que l’électricité et les lignes téléphoniques. Lundi matin, des bulldozers étaient à l’œuvre dans certains quartiers, mais la police a indiqué que les recherches continuaient.

En 2005, des inondations avaient causé la mort de plus de 200 personnes et le déplacement de 260 000 autres dans la région de Somali, dont Dire Dawa faisait parti jusqu’en 1998. La saison des pluies s’étend de juin à septembre en Ethiopie et il n’est pas rare que les cycles d’inondations succèdent à des périodes de sécheresse. En mai dernier, ce sont ainsi les inondations qui ont perturbé les opérations de secours que menait la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dans la région occidental de Somali, pour venir en aide aux populations (ils sont près de 1,7 millions) qui souffraient de la sécheresse.