
Les États-Unis rendent permanent leur dispositif de caution financière pour certaines demandes de visas de tourisme et d’affaires. À partir de ce 3 août 2026, les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars. Washington affirme que cette mesure vise à réduire les dépassements de durée de séjour constatés chez certains visiteurs.
Les autorités américaines appliquent, à compter de ce lundi 3 août 2026, une nouvelle version de leur dispositif de caution destiné à certaines demandes de visas de tourisme et d’affaires. Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent et prévoit une augmentation du montant maximal de la garantie financière exigée à certains voyageurs.
Un dispositif renforcé après une année d’expérimentation
Selon le gouvernement américain, cette réforme concerne les ressortissants de 50 pays, dont 30 situés en Afrique. Le dépôt demandé pourra varier entre 10 000 et 20 000 dollars, contre un plafond fixé auparavant à 15 000 dollars. Cette somme est destinée à être restituée lorsque le titulaire du visa quitte les États-Unis dans le respect des conditions prévues. Washington indique que plus de 20 000 demandeurs de visas ont été concernés par cette mesure au cours de la phase de test.
D’après les chiffres communiqués par les autorités américaines, près d’un candidat sur deux a renoncé à poursuivre sa demande en raison de l’obligation de verser cette caution. Les autorités américaines affirment également que les délivrances de visas ont diminué d’environ 83% dans les pays visés par ce programme. Ces résultats sont présentés par l’administration comme les principaux éléments ayant conduit à la pérennisation du dispositif et au relèvement du montant maximal de la caution.
Les dépassements de séjour invoqués par Washington
Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l’expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour.
Le montant exact demandé est déterminé dans les limites fixées par le nouveau dispositif, qui prévoit désormais un minimum de 10 000 dollars et un plafond de 20 000 dollars. Le programme couvre désormais 50 pays, dont 30 en Afrique. Parmi les États concernés figurent notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la République Démocratique du Congo, l’Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb.
Trente pays africains concernés
Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d’un an. Avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation, les demandeurs de visas de tourisme et d’affaires issus des pays concernés devront désormais intégrer cette exigence financière dans la préparation de leur dossier. Le dispositif est officiellement appliqué de manière permanente à partir du 3 août 2026.




