Ensemble communications participatives : créateur de lien

Emmanuel Letourneux, Sylvain Nahmias et David Cadasse se définissent comme des créateurs de lien. Une ambition qu’ils mettent au cœur d’Ensemble communications participatives, l’agence qu’ils ont créée l’année dernière. Les trois Français développent des projets à l’échelle nationale, internationale, et comptent s’investir plus en Afrique, un continent avec lequel ils entretiennent des liens privilégiés.

Communication participative. Par son intitulé, la méthode développée par l’agence créée par Emmanuel Letourneux, Sylvain Nahmias et David Cadasse peut laisser perplexe. Mais, en quelques mots, ce dernier l’éclaire : « Nous, on définit ça comme faire avec les gens. En général, les agences de communication font pour, mais pas avec. Nous, on adopte le point de vue des acteurs directement concernés. Nous nous mettons au service des gens, en faisant une communication qui va du bas vers le haut ». Une méthode qui a déjà fait ses preuves. Des organisations internationales telles que le PNUD et le PAM, après avoir constaté que des plans plaqués d’un pays à l’autre ne fonctionnaient pas, l’ont mise en pratique. Les trois associés travaillent aujourd’hui à l’échelle internationale – en France et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie du Sud-est –, en assurant toujours un ancrage local aux projets qu’ils réalisent.

C’est en 2009 que l’idée de fonder Ensemble communications participatives a germé, après que David Casasse a rencontré Emmanuel Letourneux, le mari de l’une de ses amies journaliste pour All Africa, à Lagos, au Nigeria. Les deux hommes se trouvent des atomes crochus, une vision commune de la richesse et des potentialités de l’Afrique, de ses habitants, du monde, et pensent à créer ensemble un nouvel outil de communication. David Cadasse, depuis qu’il a quitté son poste de rédacteur en chef d’Afrik.com en 2006, a multiplié les projets éditoriaux. Sur le continent africain, il a par exemple encadré et formé un groupe d’étudiants nigériens aux techniques de l’information et de la communication en les emmenant suivre les coulisses de la CAN 2008, au Ghana, où ils ont réalisé une émission télévisée quotidienne. En 2009, il a produit, au Congo, une émission quotidienne pour le FESPAM, diffusée sur la chaîne nationale et distribuée par CFI. En la personne d’Emmanuel Letourneux, concepteur et directeur artistique de festivals et événements culturels, dont plusieurs entre l’Europe et l’Afrique, il trouve un associé de choix, une véritable boîte à idée. Mais la communication ne se satisfait pas que de concepts et d’éditorial. Il faut aussi soigner l’emballage, habiller les productions réalisées pour les entreprises et institutions clientes. Alors Sylvain Nahmias, directeur artistique, designer et ami d’enfance d’Emmanuel Letourneux, rejoint le groupe pour assurer cette mission.

Depuis la naissance, début 2010, d’Ensemble communications participatives, les trois associés ont mené plusieurs actions, suivant le même mode opératoire. L’un d’entre eux en assume, en tant que chef de projet, la responsabilité officielle et effective, tandis que les deux autres l’aident à le peaufiner et le mettre en œuvre. Ainsi, en août dernier, MM. Cadasse et Letourneux ont accompagné Sylvain Nahmias dans la réalisation du film Dazed in Doon, pour les 75 ans de Doon School, une école où est formée l’élite indienne. Cette fiction participative, produite par Ashvin Kumar – nommé aux Oscars en 2005 pour Little Terrorist – a été incarnée par les élèves et professeurs de l’établissement encadrés par une petite équipe de professionnels. Dans l’Hexagone, l’agence a, par exemple, été retenue par Electricité de France (EDF) pour assurer des missions dans le cadre de la Journée de la diversité, et par le ministère de l’Education et de la Jeunesse pour une expérimentation sociale sur l’engagement des jeunes dans les secteurs publics et privés, en Seine-Saint-Denis (93). Pour l’année à venir, le trio de communicants regarde vers le continent africain. « Pour moi qui ai toujours eu l’ambition de faire progresser l’image de l’Afrique, ce projet est très important », confie David Cadasse. Lorsqu’on essaie d’en savoir plus, il ajoute que ledit projet est « apolitique », que « les bonnes personnes seront aux bonnes places », mais n’en révèle pas plus. Se protéger, ménager l’effet de surprise. Des règles de la communication.

Consulter :

 Le site d’Ensemble communication participatives.

 Le blog de la société.